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Jadida: Huiles végétales, interdite publicité

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La lettre du Dg de l’Anor contenant l’instruction présentée à la presse par l’Association des raffineurs des oléagineux, mardi dernier à Yaoundé. Plus de doute quant à la violation de la norme NC 77 : 2002-03, Rev.1 (2011) par l’huile de soja de marque Jadida. Après une expertise rendue publique, le directeur général de l’Agence des normes et de la qualité (Anor) a ordonné aux responsables de la marque de surseoir aux campagnes publicitaires menées dans les médias, induisant les consommateurs en erreur.

L’information a été rendue publique, au cours d’une conférence de presse organisée par l’Association des raffineurs des oléagineux du Cameroun (Asroc), en présence du président du comité de normalisation de la filière des oléagineux du Cameroun, le Dr Emmanuel Paul Nkoulou Ada, mardi dernier à Yaoundé. Cette communication visait à apporter un éclairage sur l’utilisation des huiles végétales afin de mettre un terme à la polémique issue de la délivrance par défaut d’un certificat de conformité relatif à l’huile végétale mise en cause et même la margarine de la même marque, importée par la société Copeq par l’Anor.

Une publicité diffusée sur les ondes de certains médias nationaux indique que l’huile de soja Jadida est enrichie à la vitamine A et qu’elle peut être utilisée pour des fritures et autres assaisonnement. Une information formellement décriée par l’Association des raffineurs des oléagineux du Cameroun (Asroc). « Cette publicité est mensongère car, l’huile de soja a une teneur en acide alpha-linolénique supérieure ou égale à 2 %. Utilisée pour la cuisson et la friture à haute température, elle devient cancérigène. Par conséquent, elle  ne peut être qu’une huile d’assaisonnement », soutient Jacquis Kemleu Tchabgou, secrétaire général de l’Asroc.

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L’Association a également voulu réconforter les uns les autres quant à la mise sur pied de mesures particulières en vue d’approvisionner le marché local en huiles végétales raffinées de qualité et en savon de ménage le long de l’année, moyennant des prix stables. A cet effet, ni pénurie encore moins augmentation concertée de prix n’auront lieu, au regard de l’accroissement de l’offre de la filière à travers l’augmentation de la capacité de raffinage des industries locales. Même assurance du côté du comité de régulation de la filière des oléagineux du Cameroun. Emmanuel Paul Nkoulou Ada en a profité pour repréciser le rôle joué par l’organe dont il a la charge dans l’approvisionnement du marché, la stabilité des prix et le respect de la qualité des produits  relativement à la norme NC 77: 2002-03, Rev.1 (2011). Selon lui : « La filière se porte bien. Mais, il faut continuer à lutter contre l’importation des huiles hors norme. »

Michèle FOGANG

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