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Issa Tchiroma Bakary : « le remaniement ministériel coûte cher »

Le ministre de la Communication était face à la presse, vendredi dernier à Yaoundé. Au cours de l’échange qui a eu lieu vendredi dernier, dans la salle des conferences de son département ministériel avec la presse, le porte-parole du gouvernement a fait le point sur les faits saillants de l’actualité.

Il  s’agissait du rapport produit par le Groupe  de travail des Nations unies sur la détention arbitraire et les droits de l’homme, sur le cas Lydienne Yen Eyoum, la prétendue disparité entretenue par l’Etat dans le processus du développement des différentes régions, l’élection de l’honorable Roger Nkodo Dang, député de l’Assemblée nationale  élu  au perchoir du Parlement panafricain, de Martin Chungong au Secrétariat général de l’Union parlementaire et de Parfait Etoung Abena, à la tête du Secrétariat général du Parlement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Cemac).

Il se tient régulièrement entre le ministre de la Communication (Mincom), Issa Tchiroma Bakary et la presse nationale et internationale, un échange, qui le plus souvent porte sur les faits saillants de l’actualité. C’était donc le cas vendredi dernier.  Toutefois sur tous ces sujets, au menu de la conférence de presse qui a duré plus de 2h, Issa Tchiroma a donné la position du gouvernement. Notamment sur le cas de la condamnation de Lydienne Yen Eyoum, dans l’affaire l’opposant au ministère public et à l’Etat du Cameroun. «L’avis du Groupe de travail sur la détention arbitraire a été rendu sur la seule base des informations soumises au nom de madame Yen Eyoum. Au niveau du Conseil des droits de l’Homme des nations unies, le Cameroun pourra apporter ses éléments de contradiction. Cette avocate a été condamnée pour des faits de détournement de deniers publics»,  a réaffirmé le Mincom.

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Au cours du jeu agonal entre le patron de la Communication et les hommes de médias, il a été appelé à s’expliquer sur plus d’un sujet non évoqué au prélatin dans son propos liminaire. En l’occurrence sur le manque de cohésion dans le gouvernement de Yang Philémon. Très habile en pareille circonstance, Issa Tchiroma, le président du Fnsc, a d’abord indiqué que la cohésion gouvernementale ne souffre de rien, mais reconnait que de temps en temps il y a des «missed understanding», qui sont des incompréhensions. « Chaque fois que le Premier ministre estime qu’un ministre n’obéit pas ou ne va pas dans la direction qu’il a donnée, il décide et aucun ministre ne peut contester»,indique t-il. Et de poursuivre : «la mise en place d’un gouvernement est hors de prix et en ce moment, le Cameroun dépense des milliards tous les mois pour lutter contre Boko Haram. Le président déteste le non-respect de la hiérarchie. Personne ne veut sortir du gouvernement. Et, pour ne pas sortir, il faut rester fidèle aux prescriptions du Pm, fidèle à ses responsabilités et fidèle au chef de l’Etat ».

S’agissant des propos de Cavaye Yéguié Djibril sur les complicités endogènes avec les ennemies du Cameroun lors de l’ouverture de la session parlementaire de juin en cours, le Mincom n’a pas chaussé les gangs pour être son avocat. «Dans l’exercice de leurs fonctions, les députés peuvent dire tout ce qu’ils veulent. Le président de l’Assemblée nationale est de ceux-là qui aident nos forces de sécurité, dans le but de neutraliser l’ennemi, s’il y a une complicité interne. Ce ne sont pas de propos en l’air, parce que vous ne savez pas les rapports qu’il entretient avec les services de renseignement», rassure t-il.

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