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Issa Hayatou : « …tout ça, ce sont des histoires qu’on m’impute parce que je suis africain »

Issa-Hayatou-FIFA

Le président par intérim de l’instance mondiale du football se dit déterminé à mener à bien les réformes. Après la suspension de Sepp Blatter à la présidence de la Fédération internationale de football association (Fifa) pour 90 jours, Issa Hayatou a hérité jeudi 8 octobre dernier, du poste par intérim. Une fierté pour le président de la Confédération africaine de football (Caf), mais aussi une lourde responsabilité. «Ce n’est pas donné à n’importe qui, je suis content et je vais tout faire pour être à la hauteur», a-t-il confié au micro de la Radio France Internationale (Rfi), le soir de sa désignation.  S’il se dit aujourd’hui «obligé d’assurer cette fonction», le Camerounais de 69 ans est surtout déterminé à mener à bien les réformes.

«Une commission est à pied d’œuvre, nous devrons suivre les réformes qu’elle va nous présenter, explique-t-il. Elle va les présenter au Congrès du 26 février. Cela concernera, par exemple, la limitation des mandats, les limites d’âge pour les responsables. Elles contribueront à ramener de la crédibilité. Et peut-être que de nouvelles personnes émergeront, on ne sait pas».

«Platini peut très bien gérer la Fifa»

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A l’entendre, le président intérimaire ne devrait pas être surpris de voir d’autres têtes tomber.  « On suspend le président et le secrétaire général de la Fifa, le président de l’Uefa… Toute personne qui déconnera sera suspendue. Personne ne doit être à l’abri (…) Il y a une opération judiciaire qui consiste à nettoyer la Fifa. Si cela doit continuer, pas de problèmes », confie-t-il avant d’assurer que toutes les quatre personnalités suspendues jeudi dernier peuvent aller vers des recours et être blanchies. Michel Platini notamment. «Il (Platini, Ndlr.) dit-il, peut se défendre.

Il y a d’autres instances qui peuvent le blanchir. Il peut très bien gérer la Fifa demain si la justice prouve son innocence». Et si son nom est souvent évoqué par certains tabloïds depuis le début de ce scandale en mai dernier, le patron du football africain rassure : «jamais je n’ai été trempé dans ces histoires». «Personnellement ajoute-t-il, je ne me reproche rien. On dit que le Qatar m’a corrompu mais tout ça, ce sont des histoires qu’on m’impute parce que je suis africain. Ce sont des allégations auxquelles je n’accorde aucune importance. Je n’ai aucun remords, aucune inquiétude». La Caf va se réunir dans les prochains jours afin de lui trouver un intérimaire, le temps qu’il sera à la tête de la Fifa.

© La Nouvelle Expression : Arthur Wandji

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