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Issa Hayatou s’exprime après sa désignation à la tête de la FIFA

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Le dirigeant camerounais de 69 ans s’est exprimé après sa désignation jeudi au poste de président par intérim de la Fifa, en remplacement de Joseph Sepp Blatter suspendu pour 90 jours

Après la suspension pour 90 jours du patron de la Fifa Joseph Blatter, le président de la CAF Issa Hayatou a hérité jeudi 08 octobre du poste par intérim. Le dirigeant camerounais de 69 ans s’est exprimé en exclusivité dans l’émission Radio Foot Internationale.

Issa Hayatou êtes-vous content et fier d’être président de la Fifa dans ce contexte un peu particulier?
Ce n’est pas une question d’être content ou pas, c’est une question de responsabilité. Les statuts de la Fifa m’imposent de prendre le poste par intérim. Mais ce n’est pas donné à n’importe qui, je suis content et je vais tout faire pour être à la hauteur.

Suspendu à titre provisoire, M. Blatter peut-il revenir dans les 90 jours?
Peut-être même avant 90 jours. Il a toujours la possibilité d’effectuer un recours. Lui et les autres suspendus peuvent encore défendre leur cause.

Comment voyez-vous ce qu’il se passe à la Fifa depuis le mois de mai dernier?
Franchement, moi je ne sais pas quoi vous dire. De toute façon, ce n’est pas une bonne chose qu’une grande fédération vive ce qu’elle vit actuellement. On généralise, on dit que c’est une organisation corrompue alors qu’il s’agit d’individus qui ont été plus ou moins indélicats. Nous espérons que cette organisation va retrouver de la sérénité dans les plus brefs délais.

Vous allez présider les destinées de la Fifa pour quelques mois. Allez-vous seulement gérer les affaires courantes ou entamer des réformes de fond?
Une commission du Comité international olympique est à pied d’œuvre et travaille actuellement pour présenter des réformes qui seront débattues avec le comité exécutif de la Fifa. Mon travail n’est donc pas seulement de gérer les affaires courantes, mais de suivre les réformes. La vie continue à la Fifa.

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La vie continue, mais vous vous rendez compte qu’il y a un sentiment de « tous pourris » auprès de l’opinion publique ? Comment comptez-vous redonner de la crédibilité à la Fifa?

Comme je vous l’ai dit, il y a une commission qui travaille pour présenter des réformes au prochain congrès le 26 février 2016. C’est à travers ces réformes que nous pourrons retrouver de la crédibilité. Ce sont des réformes qui parleront de la limite des mandats ou encore de la limite d’âge. Il pourrait même y avoir de nouvelles têtes.

Est-ce que vous imaginez que d’autres personnes importantes au sein de la Fifa pourraient être inquiétées?

On ne va pas faire du sensationnel. Si cela doit arriver, cela arrivera. Toute personne qui déconnera sera suspendue. Personne ne doit être à l’abri.

En ce qui vous concerne, craignez-vous la justice suisse ou américaine?

Qui, moi ? Il faut avoir fait une faute et je n’ai rien fait. En dépit de tout ce que la presse raconte, jamais je n’ai été trempé dans ces histoires. Cela fait depuis le mois de mai que les enquêteurs travaillent sur cette affaire. Depuis le temps, tous ceux qui sont impliqués devraient avoir été inquiétés. Personnellement, je ne me reproche rien. On dit que le Qatar m’a corrompu mais tout ça, ce sont des histoires qu’on m’impute parce que je suis africain. Ce sont des allégations auxquelles je n’accorde aucune importance. Je n’ai aucun remords, aucune inquiétude.

Pensez-vous que Michel Platini peut encore espérer se présenter et être un président crédible?

Bien sûr, il n’y a pas de raison, il peut se défendre. Il y a d’autres instances qui peuvent le blanchir. Il peut très bien gérer la Fifa demain si la justice prouve son innocence.

Qui va vous succéder à la tête de CAF le temps de votre intérim à la Fifa?

Nous allons nous réunir dans quelques jours pour régler cette question. Mais évidemment, ce ne sera que de l’intérim puisqu’il me reste deux années de mandat à la tête de la CAF.

RFI

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