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Voici comment les islamistes financent le terrorisme au Cameroun

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Un rapport produit par le Groupe D’action contre le Blanchiment D’argent en Afrique Centrale montre que plusieurs Organisations Non Gouvernementales (ONG) camerounaises sont financées par des groupes fondamentalistes.

Le groupe d’Action contre le Blanchiment D’argent en Afrique Centrale (GABAC), a produit un rapport qui révèle qu’une ONG basée dans le Département du Noun [Région de l’Ouest] a attiré l’attention de l’Agence de Nationale d’Investigation Financière (ANIF). «Et pour cause, l’Agence a reçu une déclaration de soupçon d’une banque locale, filiale d’un groupe bancaire international, qui dénonce des flux financiers injustifiés ordonnés au profit de l’ONG», peut-on lire dans Le Quotidien de l’Économie du mardi 6 septembre 2016.

Selon les éléments de l’enquête menée par l’ANIF, «l’ONG a reçu en l’espace de deux ans, près de 300 millions de FCFA. Les fonds mis à la disposition de cette ONG proviennent du Koweït. Les donneurs d’ordre sont deux associations koweïtiennes, avec des branches au Pakistan et en Afghanistan, listées par le comité 1267 des Nations Unies comme finançant les activités terroristes», indique le rapport du GABAC.

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Le rapport révèle également qu’à Bamenda, une autre association a reçu plusieurs transferts d’argents provenant de plusieurs pays africains. «En l’espace de six mois en 2013 et 2014, l’ONG a bénéficié d’environ 10 millions de FCFA. Les investigations de l’ANIF ont permis d’établir que les fonds ainsi mouvementés ont pour motifs «Aide aux immigrés», sans aucune autre précision», peut-on lire dans le journal qui précise qu’il n’y a pas d’immigrés clandestins à Bamenda «encore moins une association pour les soutenir».

Toujours selon le rapport, une enquête de l’ANIF a établi qu’en l’espace de deux ans, 2,5 milliards de FCFA ont été transférés du Cameroun pour la République Démocratique Du Congo par un opérateur économique camerounais. «Le secteur d’activités de cet opérateur et les motifs des transactions ne semblent pas compatibles» d’après l’ANIF.

Le Quotidien de l’Économie rappelle qu’une trentaine de personnes appartenant à une ONG ont été interpellées à Koutaba [Région de l’Ouest] en 2014, soupçonnées d’appartenir à la secte terroriste Boko Haram. Ces personnes étaient titulaires de fausses cartes nationales d’identité et seraient entrées au Cameroun en tant qu’immigrés. D’après le GABAC, «le promoteur de l’ONG est détenteur d’une fausse carte nationale d’identité camerounaise, alors qu’il est en fait burkinabé. Il n’a pas pu expliquer la destination des fonds».

Géraldine IVAHA

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