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Interpellées pour trafic d’enfants à Douala.

Douala-françoise-foning

Une Camerounaise et une Centrafricaine sont gardées à vue à la compagnie de Douala 2 de Ndogbong.Une Camerounaise et une Centrafricaine sont gardées à vue depuis le 19 août 2014 à la compagnie de gendarmerie de Douala 2 de Ndogbong. Les deux dames interpelées pour « trafic d’enfants » y séjournent en attendant d’être présentées au procureur de la République près le Tribunal de première instance (Tpi) de Douala-Ndokoti. Un jeune homme de nationalité camerounaise avait également été interpellé par les forces de l’ordre, dans le cadre de la même affaire.

Il a été relaxé peu après. Une source proche de l’enquête a indiqué au Jour qu’il ne s’agit pas véritablement d’un trafic d’enfant tel qu’inscrit dans le procès verbal. Mais plutôt, après investigations, d’une adoption mal organisée. Le jeune homme relaxé, selon notre source, avait en sa possession un acte d’autorisation parentale, document qui l’innocente. Tout remonte à l’arrivée de la jeune Centrafricaine au Cameroun il y a un an. La réfugiée et son garçon de cinq ans sont hébergés par un Camerounais au quartier Ndogpassi III, lieu dit « Harry ».

La mère et son fils sont victimes de maltraitance et autres abus, de la part de leur hôte. Suite à une série de tortures infligées au gamin, sa mère décide de le confier à une personne qui pourra mieux prendre soin de lui. Avec l’aide d’une amie camerounaise, celle-ci rentre en contact avec un couple marié depuis 15 ans ayant des problèmes de conception. Elle ne quitte pas son « partenaire » pour autant. Le mardi 19 août 2014, le futur tuteur du gamin de cinq ans rend visite à la jeune centrafricaine.

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La mère du petit vient tout juste d’accoucher d’un nouveau bébé. « Pendant la visite, l’acte d’autorisation parentale, un document qui prouve que la mère veut faire adopter son fils, est signé par la mère du petit », rapporte notre source. Le visiteur remet la somme de 20. 000 Fcfa à la jeune dame pour s’occuper du nouveau-né. Et promet de revenir le dimanche 24 août 2014, pour repartir avec le gamin de cinq ans, en présence du propriétaire des lieux, le « père fouettard ».

Au moment de quitter les lieux, le visiteur est assailli par des voisins de la Centrafricaine qui l’accusent de vouloir acheter l’enfant pour un réseau de trafics. Alertés, les éléments de la gendarmerie de Nylon descendent au quartier Ndogpassi III pour faire le constat. La Centrafricaine, son amie ayant joué l’intermédiaire dans la procédure d’adoption et le visiteur sont emmenés. Ils sont conduits à la compagnie de Douala 2 de Ndogbong, où se trouve l’enquêteur régional des trafics de personnes. Sur présentation de l’Acte d’autorisation parentale, le monsieur est libéré. Mais les deux femmes restent en garde à vue.

© Le Jour : Vera Mete

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