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Insécurité: Sept otages menacés d’exécution à Ngaoundéré

Cameroun-Boko-Haram-l’Extrême Nord-otages

100 millions de Fcfa, c’est la somme réclamée par les ravisseurs pour laisser la vie sauve à ces personnes captives depuis 2 jours.  Décidément, c’est une année qui commence plutôt mal sur le plan sécuritaire. Après le chasseur qui a tué 8 personnes à Bot-Makak dans le Nyong-et-Kellé, région du Centre, une autre affaire sordide secoue l’ensemble du chef-lieu de l’Adamaoua. Le quotidien Mutations du 5 janvier 2016 renseigne que des preneurs d’otages menacent d’exécuter sept personnes si les familles concernées ne versent pas incessamment la somme de 100 millions de Fcfa.

«… sept personnes, dont des éleveurs et bergers, ont été enlevés dans la nuit de dimanche à lundi dernier par des individus lourdement armés. Les ravisseurs ont fait une incursion tard dans la nuit pendant que les populations ne s’y attendaient pas», écrit Mutations qui souligne que la scène s’est produite dans le village Saltaka, dans l’arrondissement de Ngaoundéré 3e.

Selon le témoignage d’un riverain du nom d’Abdouraman, «J’étais couché chez moi, j’ai entendu des coups de feu, j’ai compris qu’il y avait quelque chose d’anormal qui se passait. C’est au petit matin que j’ai appris la nouvelle de l’enlèvement de mes amis par des hommes armés. Ils réclament 100 millions, sinon ils seront tous exécutés», a-t-il raconté au journal.

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Le sous-préfet de Ngaoundéré 3e et le commandant  de la légion de gendarmerie de l’Adamaoua ont effectué hier, mardi, une descente sur le terrain. «Pour l’heure, c’est le calme plat qui règne dans ce village, nous avons rencontré les familles des victimes, nous sommes en train de ratisser large, pour mettre la main sur ces hommes» a indiqué Zainapa Amada épse Amadou Boukar, sous-préfet de l’arrondissement de Ngaoundéré 3e.

Notre confrère rappelle que «le scénario vécu au village Saltaka, ressemble étrangement à celui qui s’est produit récemment dans la localité de Dir où les ravisseurs menaçaient d’exécuter 11 personnes en réclamant des rançons.  Le silence désespéré des familles et l’impuissance des autorités avaient poussé lesdites bandes armées à mettre à exécution leur menace: les 11 otages avaient été égorgés». Une issue que les proches des personnes actuellement détenues espèrent meilleure.

Jean-Marie NKOUSSA

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