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Insécurité dans les taxis…comment les agresseurs opèrent ils ?

divers douala (4)

A la fin des mois comme en période de grandes fêtes, il y a un regain d’insécurité aussi bien dans les véhicules de couleur jaune que dans les domiciles.

Y a-t-il des solutions à ce phénomène?
Au sentiment de joie, animant les fonctionnaires et autres travailleurs en périodes de salaires et de grandes festivités de l’année, se mêle parfois celui d’inquiétude. Et pour cause, l’argent touché soit à la banque, soit au lieu de service, est souvent l’objet de grande convoitise des bandits de grands chemins. Généralement, ces gens sans foi ni loi opèrent à bord des taxis et autres véhicules réquisitionnés pour les besoins de la cause, quand ils ne rendent pas simplement des visites inopinées à domicile, à la suite d’une filature assidue.

STRATAGÈMES

Des investigations, savamment menées par certains fins limiers, font état de ce que le succès que connait l’insécurité en période de salaires n’est pas le fait du hasard. Le mode opératoire des malfrats est si bien huilé, rapporte-t-on, que nul ne saurait passer entre leurs mailles, encore moins leur tenir tête. Le temps que durent les salaires, en bandes, ces gangsters sont postés devant les établissements bancaires à la recherche des proies faciles. En effet, il y a le conducteur et un ou deux gros bras attendant, à bord d’un taxi, le signal des sentinelles, leurs complices qui prennent le soin d’épier les mouvements des potentielles victimes. Tous sont en communication discrète, révèlent-on, grâce aux téléphones portables. Une fois la proie ciblée, le chauffeur dirige le véhicule vers elle non sans attirer son attention, à l’aide du klaxon.

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L’instinct de fuite et de survie, animant les âmes sensibles en de pareilles circonstances, l’on est généralement tenté de s’engouffrer dans le premier véhicule qui se pointe. Et vous voilà dans le pétrin. Une bonne distance suffit pour que vous soyez dépouillé de tout ce dont ils ont besoin, avant d’être balancé dans une, rigole. Inutile de relever que la moindre résistance ne saurait être que fatale. Et la désolation est à son comble.

Le salarié véhiculé, lui, a un traitement différent. Depuis le lieu de la paye, il est filé jusqu’à son domicile. Une fois celui-ci repéré, les bourreaux reviennent à la charge la nuit tombée, pour mettre à exécution leur projet. Il faut relever qu’ils inspectent au préalable le théâtre des opérations. A l’heure fatale, vous voilà surpris par une visite inattendue. Par effraction, la maison est prise d’assaut. Si vous êtes en position de force, tant mieux. Si ce n’est le cas, la maisonnée est tenue en respect. Parfois, ça tourne très mal. En témoignent les nombreux cas de viols, meurtres et autres atrocités, souvent déplorés dans certains quartiers des villes.

Face à cette menace réelle, des stratégies pourraient être élaborées par les instances compétentes. Pourquoi les forces de sécurité en civile ne pourraient-elles pas faire des patrouilles autour des institutions bancaires, en ces périodes, histoire d’interpeller quiconque affiche un comportement suspect?

Le Soir

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