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Industrialisation de l’agriculture : Quelques usines de transformation déjà opérationnelles

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Plusieurs autres projets sont en cours de réalisation, afin de rendre l’agriculture plus compétitive. Le secteur agroalimentaire camerounais compte aujourd’hui plusieurs unités industrielles dont une minorité est l’œuvre des pouvoirs publics. Il s’agit des entreprises comme Sic-Cacaos, filiale locale du suisse Barry Callebaut et les Chocolateries Confiseries du Cameroun (Chococam), filiale du sud-africain Tiger Brand. Mais aussi du Centre d’incubation pilote (CIP) pour la transformation du manioc, inauguré vendredi le 22 octobre 2010 à Douala par la Chambre de commerce, d’industrie, des mines et de l’artisanat (Ccima).

Sa première trouvaille s’appelle « Akwakwa » est une semoule de manioc prête à être consommée au bout de cinq minutes de cuisson. A côté des grandes industries, on dénombre une kyrielle de Petites et moyennes entreprises qui ont vu le jour ces dernières années. On note ainsi l’arrivée sur le marché de « Memphis », PME spécialisée dans la production de la bouillie de maïs (Koukoulou) au quartier Bamendzi dans la ville de Bafoussam. De Cane
Wonders SARL, qui fait dans la production et la commercialisation des jus de cannes à sucre, ainsi que de ses produits dérivés. Le nom de la marque est « Koukou juice ».

Dans la même lancée, divers projets sont en gestation ou en cours de réalisation sur l’ensemble du territoire national. Parmi ceux-ci figure en bonne place, Cocoa processing unit (CPU), qui est la 3e usine de transformation de fèves de cacao. Les travaux de construction de cette agro-industrie ont été lancés le 12 avril 2014 à Bonabéri, dans la banlieue de Douala. Elle est censée s’implanter dans la capitale économique et produire quelques 6 904 tonnes de produits étiquetés, 6 400 tonnes de liqueurs de cacao et 3 000 tonnes de beurre, en plus de la poudre de cacao qui devrait sortir de cette usine chaque année. La production des produits agricoles au Cameroun semble vraiment être une préoccupation pour les pouvoirs publics. Ils ont en projet de bâtir une industrie de transformation de pomme de terre en produits dérivés (pommes de terre pelées, précuites, en chips ou autres dérivés dont la farine, l’amidon et même de l’éthanol…) à Kumbo dans le Nord-Ouest du Cameroun.

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Par ailleurs, l’on envisage construire à Yaoundé d’ici juillet 2016, une usine de transformation des avocats à Mbouda, sise à l’Ouest, la capitale du département des Bamboutos, le principal bassin de production des avocats au Cameroun, avec environ 120 000 tonnes chaque année, selon les statistiques du Minader. Selon le ministère en charge de l’Economie, le projet permettra «de développer l’économie locale, et d’aider les populations de la localité de Mbouda à tirer de meilleurs profits des potentialités de leur localité». S’agissant du café, en mai 2013, Nestlé a annoncé sa décision d’investir 20 milliards FCFA dans une usine de transformation du café au Cameroun. Elle a par ailleurs commencé à produire du « Nescafé » à base du café cultivé au Cameroun. Malgré ce nombre important d’entreprises et de projets sans doute louables, le secteur agricole continue de piétiner. Non seulement, les revenus des producteurs et des acteurs de la filière sont minables, l’on enregistre aussi des pertes après récoltes. C’est le cas des avocats, qui en tant que fruit périssable, perdent environ 30% de production dans les Bamboutos, selon la délégation départementale de l’Agriculture de cette localité. Bien plus, des unités de transformation de certains produits comme le cacao, le manioc et la pomme de terre sont inexistantes dans plusieurs zones rurales.

C.H.

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