Economie

Huit produits retenus pour être vendus sur la future bourse des matières premières du Cameroun

Manioc-bourse

Dans sa feuille de route 2014-2015 pour la mise en place de la Cameroon Commodities Exchange (CCX), la bourse des matières premières du Cameroun, le cabinet Eleni LLC, qui conseille le gouvernement sur ce projet, a finalement sélectionné huit produits agricoles pouvant être commercialisés sur la future plateforme.

Parmi ces matières premières devant être mises en marché à la CCX, de manière progressive sur une période de 4 ans, conseille Eleni LLC, il y a le cacao et le maïs (1ère année), le sorgho, le mil et le manioc séché (2èmeannée), l’huile de palme et le riz paddy (3ème année), puis le coton (4ème année).

La grande absence sur cette liste des matières premières agricoles à commercialiser sur la CCX est le café. Une situation qui peut s’expliquer par le désintérêt ambiant autour de la caféiculture dans le pays, du fait des prix de vente très peu rémunérateurs (la moitié de ceux du cacao), mais surtout par la quantité actuelle de la production nationale (plus de 30 000 tonnes en 2013-2014, contre 16 000 tonnes au cours de la campagne 2012-2013), qui n’est pas des plus reluisantes non plus.

Afin d’atteindre des volumes critiques d’échanges nécessaires à la détermination des prix réels, le cabinet Eleni recommande au gouvernement camerounais de rendre obligatoires sur la plateforme de la CCX, toutes les transactions minimales de 5 tonnes qu’effectueraient les grossistes, les groupeurs, les transformateurs, les exportateurs ou toute autre institution enregistrée auprès de la bourse.

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La commercialisation de ces produits sur la CCX apparaît d’autant plus idoine que, avait indiqué Eleni LLC le 9 avril 2014 en présentant son rapport préliminaire au gouvernement, leur circuit de commercialisation actuel est truffé d’embûches. Il s’agit principalement du mauvais état des routes dans les zones de production, ce qui augmente les coûts des transports et rend difficile l’accès au marché ; la méfiance mutuelle entre vendeurs et acheteurs ; l’absence totale d’informations sur les prix du marché et des entrepôts de stockage ; la restriction des options de vente, qui impose aux producteurs de vendre généralement au premier acheteur rencontré…

Pour rappel, l’étude de faisabilité de la CCX confiée au cabinet Eleni LCC, qui a déjà mis en place la bourse des matières premières d’Ethiopie, a été financée par une convention de 50 millions de francs Cfa signée le 17 février 2014 entre l’Organisation internationale du cacao (ICCO) et l’Etat camerounais. Selon Eleni LLC, la CCX pouvait être opérationnelle 12 mois après l’achèvement de l’étude de faisabilité, qui a été bouclée depuis septembre 2014, a-t-on appris de sources autorisées.

Brice R. Mbodiam

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