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Hôpitaux publics : Le mot d’ordre de grève levé

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Cette décision est intervenue hier, à la suite d’une réunion qui aura duré environ 10 heures entre les syndicats et l’administration. Arrêt de travail, manifestations, annonce de fin de grève, répression gouvernementale ont animé les hôpitaux publics du Cameroun, entre le 1er et le 9 juin 2015.

Ce feuilleton est arrivé à son terme le mercredi 10 juin 2015 autour de 20 heures. C’est à la suite d’une réunion, qui initialement prévue à 9 heures va débuter à 10 heures. A la table des négociations, se trouvaient, le ministre de la Santé publique, André Mama Fouda, le secrétaire d’Etat au ministère de la Santé, Alim Hayatou, le ministre de la Fonction publique et la Réforme administrative, Michel Ange Angouing, le représentant du ministre du Travail et de la Sécurité sociale et tous les syndicats. Au terme de cet échange houleux, des résolutions ont été prises.

«Désormais, la prise en charge du personnel médico-sanitaire est gratuite. Nous ne demanderons plus des réductions aux directeurs pour nos soins. Les primes et autres quotes-parts seront élargies à tout le personnel. Le classement des personnels de santé titulaires de Bac + 3 en catégorie A1», affirme Sylvain Onana, président du Syndicat national des personnels des établissements/entreprises du secteur de la santé du Cameroun (Cap/Santé). Ce dernier nous confie également que l’heure n’est pas aux réjouissances, parce que les résolutions prises doivent d’abord être appliquées.

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Sous cape, un infirmier nous fait savoir que, «les présidents des syndicats ont relayé les informations à tous les niveaux. Nous observerons la mise en application de ces décisions pendant les trois prochains mois. Et, si ce n’est pas le cas, nous reviendrons à la charge. Nous avons repris le travail dans l’ensemble pour le moment». Bien qu’heureux des décisions prises à l’issue de cette réunion de crise, certains restent sceptiques. Un comité de direction a été mis sur pied pour l’établissement et le suivi des rapports entre les deux parties, notamment les syndicats et l’administration, qui doivent être remis au ministre de la Santé publique, André Mama Fouda. Selon Essa’a Oyono, secrétaire général du Syndicat national des personnels médico-sanitaires du Cameroun (Synpems), «quand l’Etat s’engage, il faut que ce soit pratique. Tous les problèmes ne seront pas résolus immédiatement mais c’est déjà un pas. Ce qui est fait en ce jour (hier, ndlr), servira de pièces à conviction dans la mesure où une partie ne tiendrait pas ses engagements».

Thierry Etoundi

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