Mboa'Actu

Le manège découvert des hommes en tenue qui percevaient plusieurs salaires

commissaire-police-camerounaise-au-service-policier-boko-haram-salaires

Ils vont être entendus par la justice camerounaise dans les prochains jours. Ces hommes en tenue du corps de la police qui empochaient plus d’un salaire. Des trois fonctionnaires du corps de police accusés, Lucien Amougou Ze se serait « frauduleusement fait payer cinq salaires depuis 2006 ».

Le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune dans son édition en kiosque du 3 février 2016, indique qu’il s’agissait des salaires de « deux inspecteurs de police, deux autres d’officier et un de commissaire ». Le total, nous met à « plus de 58 millions de F ». Son épouse qui fait aussi partie du corps de la police, est suspectée à son tour d’avoir également perçu « un salaire d’inspecteur principal de police, coûtant près de 10 millions de F à l’Etat ».

L’autre fonctionnaire assis sur le banc des accusés, c’est Victor Emmanuel Nguene gardien de la paix. Il aurait reçu simultanément « le traitement salarial d’un inspecteur principal et d’un officier de police ». Outre ces accusations suscitées, sur ces trois personnes pèsent des suspicions de « falsification des actes d’avancement, détachements fictifs vers d’autres administrations ». La supercherie de ces hommes a été découvert nous indique Cameroon Tribune, « lors d’une opération d’identification de tous les personnels de la police émargeant au budget de l’Etat ». On apprend que ladite opération s’est faite sur instruction du délégué général à la Sûreté nationale, Martin Mbarga Nguelle. L’inspecteur de police Lucien Amougou Ze, absent lors de sa première audience le 27 janvier dernier, va être entendu au Tribunal Criminel Spécial. Les deux autres seront entendus au Tribunal de grande instance de Mfoundi.

Nous suivre ►► Facebook   Twitter   Instagram   Youtube 

Il faut dire que c’est une affaire qui éclate au grand jour, alors que Jean-Baptiste Bokam Sécrétaire d’Etat auprès du Ministre de la défense, demande aux « chefs militaires à entretenir leurs éléments sur les exigences de la fonction militaire par le truchement des causeries morales afin d’éviter les écarts de comportement». Le  Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de la défense a martelé au cours de la cérémonie de levée de couleurs, le 2 février dernier, en s’adressant aux chefs des corps « à afficher plus de fermeté dans la répression de ces écarts ». Il a même souligné que « les responsables seront de plus en plus appréciés sur leur capacité à infliger des sanctions disciplinaires à leurs collaborateurs coupables d’actes répréhensibles ».

Liliane J. Ndangue

Populaires cette semaine

To Top