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Guerre contre Boko Haram : Les soldats Camerounais au front sans infirmier

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En cas de maladie ou de blessure grave, les soldats de la Marine nationale sont exposés à la mort. Les soldats de la Marine nationale Camerounaise livrent une guerre exceptionnelle contre Boko Haram. Sans assistance sanitaire de qualité, ils sont tous indignés. En cas de maladie grave, pas de soins médicaux auprès du dispositif mis en place non loin de leurs différents postes de combat. «On n’a pas d’infirmier à Sweram. Nos chefs se foutent de notre santé au front», s’indigne un soldat, visiblement souffrant.

Quand l’un d’eux est atteint d’un quelconque mal, «on nous vend des médicaments au front». L’infirmier qui s’occupe de leur soin, n’aurait aucune qualification en matière de santé. «Ça veut dire que si quelqu’un tombe malade, il peut mourir sans que les chefs ne soient au courant. D’ailleurs, ils ne viennent même pas nous rendre visite», renchérit un autre soldat gravement malade.

Par contre, de l’autre côté du Tchad, ils disent avoir constamment vu des généraux et des colonels passer des nuits avec leurs éléments au front. «Quand nos officiers supérieurs viennent ici, c’est pour nous réprimander, nous mettre en cellule. Leur problème, c’est la brimade et l’argent. Certains nous insultent comme des enfants pour des moindres choses», explique un soldat qui a récemment écopé de huit jours de cellule.

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Ils succombent comme des mouches

Les villages camerounais, frontaliers au Nigeria, parmi lesquels Sweram, reflètent une misère sans précédente. Les soldats qui y passent toutes leurs journées depuis le déclenchement de la guerre contre Boko Haram présentent ce village comme un mouroir permanent. Ces zones frontalières ont besoin que les Etats du Cameroun et du Nigeria, ensemble, y injectent une bonne dose d’investissement. En matière de santé, les habitants de ces villages doivent tous être mis sous perfusion.

«Les enfants et les femmes meurent tout le temps à Sweram à cause des maladies, d’une mauvaise nutrition, etc.», rapporte‐t‐on. «On enterre au moins deux personnes par semaines dans ce village», ajoute notre source qui croit que l’éradication du terrorisme ou de la rébellion dans ces zones transfrontalières dépendra des décisions de M. Buhari et de Biya. Que de continuer à renforcer la sécurité dans ces endroits, les deux chefs d’Etats gagneraient à les transformer en ville en vue de faciliter le trafic entre le Nigeria et le Cameroun.

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