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Guerre contre Boko Haram : 8 morts par mois dans les prisons de Maroua

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Dans son, dernier rapport sur le conflit, Amnesty internationale dénonce les nombreuses atteintes aux droits de l’Hommes perpétrées pars les forces de défense et de sécurité du Cameroun. Levée de bouclier du coté du gouvernement. « Plus de 1000 personnes accusées de soutenir Boko haram sont actuellement détenues dans les prisons extrêmement surpeuplées et insalubres, ou la malnutrition est monnaies courante. A la prison de Maroua par exemple, entre six et huit personnes meurent chaque mois ». Le rapport de l’Ong internationale Anmesty International n’est pas tendre avec les autorités camerounaises,  dans la gestion du conflit entre l’armée et  l’insurrection djihadiste venue du Nigéria.

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L’Ong note que des efforts ont été fait dans « la rénovation et l’approvisionnement eu eau, et le début des travaux de construction de nouvelle cellules », mais les « conditions carcérales demeurent inhumaines, avec près de 15000 détenues dans un bâtiment censé en accueillir 350 », déplore Amnesty. Les enquêtes de cet organismes de défense des droits de l’Homme révèlent de nombreuses « exactions » commises par les « forces de sécurité, qui s’appuient souvent sur de minces éléments ou des motifs arbitraires et parfois visent des groupes entiers ». Le Bataillon d’intervention rapide (Bir), unité d’élite des forces de défense, qui est en pointe dans ce conflit, est accusé de « recours injustifié ou excessif  à la force ». Amnesty rapporte ce fait : en novembre 2014, lors d’une opération dans un village de Bornori, des éléments du Bir ont exécuté illégalement sept civil non armés et en ont arrêté 15 autres, avant de revenir dans les semaines suivantes pour incendier des maisons. Le 15 juillet 2014 à Kouyapé, ce sont des soldats de l’armée régulière qui ont rassemblés environ 70 personnes avant de les agresser, révèle le rapport qui a été présenté au public hier à Yaoundé.

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Plus de 100 condamnations à mortLe document dénonce par ailleurs le caractère expéditifs des procès des présumés membres ou collaborateurs de la secte.  « Quand des personnes soupçonnées de soutenir Boko Haram sont jugées, elles comparaissent devant des tribunaux militaires qui, pour la plus part du temps, prononcent la peine capitale à leur encontre », note Amnesty. 100 personnes auraient ainsi été condamnées à mort, par le tribunal militaire de Maroua depuis juillet 2015. Parmi elles, des femmes. Le rapport note cependant qu’aucune de ces personnes n’a été exécutée. Ce rapport d’Amnesty a provoqué l’ire et fait bondir les autorités de Yaoundé. Issa Tchiroma Bakary, ministre de la Communication a dénoncé un rapport qui prend des « raccourcis », et qui est de nature à saper le  travail abattu par les forces de défense et de sécurité.

Le ministre a mis en doute la sincérité du document et suggéré  qu’Amnesty internationale roule pour Boko Haram. Même son de cloche du coté du ministère de la Défense où on rejette en bloc les accusations contenues dans ce rapport. C’est le second rapport de l’Ong, après celui de 2015, qui avait provoqué la même levée de bouclier.

Sources : Le flux rss de camer.be

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