Features

Grogne des militaires: Les révélations de Jeune Afrique sur la transaction entre le Cameroun et l’UA

Jeune_Afrique_revolte_militaires_Misca

Dans son édition n° 2853, le magazine panafricain établit que le retard observé dans la paie des primes des soldats camerounais de la Misca est dû au fait que les autorités camerounaises ont longtemps rechigné à se plier aux règles de transparence de l’Union africaine.

Le magazine Jeune Afrique vient de faire des révélations au sujet de la grogne des militaires camerounais revenu de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca). Le journal, qui cite une source diplomatique à Addis-Abeba en Ethiopie, indique que l’Union africaine n’est pas seule responsable de la situation. Et que le déblocage de l’argent devait au préalable satisfaire à des impératifs d’écriture comptable.

Jeune Afrique révèle qu’ « ainsi qu’elle l’exige pour chaque pays pourvoyeur de troupes, elle (l’Union africaine, Ndlr) avait d’abord demandé, par souci de transparence, que chaque soldat camerounais dispose d’un compte bancaire sur lequel serait directement versée sa paye (…) habituées à rémunérer leurs militaires en argent liquide et arguant de leur souveraineté nationale, les autorités camerounaises ont longtemps fait de la résistance. Avant d’accepter de se plier, au bout de plusieurs mois seulement, aux exigences administratives de l’organisation panafricaine, rallongeant au passage le délai de paiement des troupes».

Nous suivre ►► Facebook   Twitter   Instagram   Youtube 

Le quotidien camerounais Mutations qui revient sur cette actualité dans son édition en kiosque ce mardi 15 septembre, indique quant à lui que les déclarations de Jeune Afrique contrastent clairement avec les déclarations du gouvernement à la suite de cette affaire. Mutations souligne que par la voix de son porte-parole, le gouvernement camerounais indiquait que « des assurances ont été données au mandataire camerounais, sur le fait que des diligences étaient en train d’être effectuées pour la finalisation de la procédure devant conduire à l’apurement des arriérés ».

Pourtant, Smail Chergui, Commissaire de l’Union africaine à la paix et à la sécurité, indiquait sur les ondes de Radio France internationale (Rfi) « ce n’est pas une question de mauvaise volonté, mais nous devons absolument satisfaire à des impératifs d’écriture comptable. Si les écritures ne sont pas conformes aux règles et statuts (de l’Union africaine, Ndlr), cet argent ne peut pas être transféré ».

Le quotidien camerounais conclut qu’au moment où la possibilité de prendre des sanctions au sein de la hiérarchie militaire est évoquée à Yaoundé, « les révélations de Jeune Afrique, n’apparaissent que plus précieuses pour le décideur ».

Onana N. Aaron

Populaires cette semaine

To Top