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Grève générale des travailleurs annoncée le 28 juillet 2014

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Les travailleurs exigent le report de la décision gouvernementale sur la hausse des prix des carburants et la mise en place d’un cadre de négociations. Un document de grève a été déposé dans les services du Premier ministère vendredi dernier.
Les confédérations syndicales des travailleurs du Cameroun n’entendent pas lâcher du lest. Réunis vendredi 11 juillet 2014 à Yaoundé, ils ont déclaré qu’une grève générale sera effective dès le 28 juillet 2014 à partir de minuit. Les confédérations syndicales disent n’avoir pas reçu de réponse à leur préavis de grève adressé au président de la République le 2 juillet dernier. Ledit préavis avait deux principales exigences. D’abord le report, sans délai du communiqué gouvernemental sur l’augmentation des prix des carburants et du gaz. Et puis la mise en place d’un cadre de négociations avec les confédérations syndicales des travailleurs. Les présidents des douze centrales se sont donc rendus dans les services du Premier ministère où ils ont déposé leur déclaration de grève générale.

  Une grève général

Ils appellent à cet effet tous les travailleurs du secteur public, parapublic, privé et de l’économie informelle à se mobiliser pour la mise en application de cette déclaration dans la discipline syndicale. Des réunions communes d’informations et de sensibilisation des travailleurs sont programmées dans plusieurs principales villes, notamment Yaoundé, Douala, Bamenda, et Garoua. Il s’agira de pousser le maximum de travailleurs camerounais à manifester contre les décisions gouvernementales prises ces derniers jours et qui conduisent petit à petit à augmenter le coût de la vie dans le pays.
C’est en effet depuis le 30 juin 2014 que le gouvernement camerounais a décidé de réajuster les prix des carburants à la pompe. Et par effet de domino, cela entraîne l’augmentation des coûts de transport. Ce qui a conduit depuis à une forte inflation dans les marchés. Alors que dans le même temps, le pouvoir d’achat reste très faible. La pseudo-revalorisation de 5% des salaires des fonctionnaires, ainsi que les concertations en vue d’augmenter le Smig ne satisfont pas les syndicalistes. Ces derniers estiment par ailleurs que les autres mesures prises envisagées pour diminuer les charges des transporteurs ne concernent qu’un seul secteur, alors que le problème de la vie chère est général. D’où leur volonté à mobiliser les Camerounais à cesser toute activité dès le 28 juillet prochain. La perche est tendue au gouvernement pour détendre le climat social…


Alain NOAH AWANA | Le Messager

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