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Liqueurs: Le Gouvernement va-t-il retirer le whisky en sachet du marché ?

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À l’heure actuelle, c’est l’interrogation qui taraude les esprits des tenanciers de boutiques et autres points de vente des whiskies en sachet au Cameroun. Le Gouvernement va-t-il les retirer du marché ? Car, si on s’en tient à l’arrêté conjointement signé le 12 septembre 2014 par les Ministres de la Santé Publique (MINSANTE), du Commerce et des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique, il reste 10 jours aux producteurs pour écouler leurs stocks et se conformer à la réglementation. Ledit arrêté rendait obligatoire la norme sur la production des liqueurs et autres spiritueux au Cameroun. Et, Charles Booto A Ngon, le Directeur Général de l’Agence des Normes et de la Qualité, avait fait une sortie pour indiquer qu’après l’échéance du 17 septembre 2016, la vente du whisky en sachet ne sera plus autorisée.

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Le quotidien Mutations édition du 6 septembre 2016 dit avoir parcouru la ville de Yaoundé pour voir à quel niveau se trouvent les personnes concernées. D’après des observations faites sur le terrain, même si certains ont réussi à écouler leurs stocks, il reste cette incertitude sur la mise en application de la décision ministérielle. «Je vends des whiskies en sachet dans ce bar que je gère depuis sept ans. Ça fait partie de mes avantages de service selon le contrat signé avec mon patron. Chaque soir je rentre avec une somme d’environ 3000 FCFA pour rationner dans ma maison. Si on interdit leur commercialisation après le 17 septembre, je vais continuer à le faire clandestinement» déclare Bertrand un commerçant rencontré par le quotidien.

Il faut dire que les experts en la matière révèlent qu’en plus de leur forte teneur en alcool, la plupart des marques de whisky en sachet en circulation sur le marché camerounais contiendraient du méthanol, une substance très nocive pour l’homme. Toutefois, bien que la mesure ait été saluée par un bon nombre de Camerounais, elle avait essuyé de vives critiques. «Notamment Fermentation du Cameroun (FERMENCAM), dont le Directeur Général Maurice Djeutchoua avait fait chanter le Gouvernement en brandissant l’argument du nombre d’emplois créés par son unité de production», écrit Mutations.

Liliane J. NDANGUE

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