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GFAC : Quand les femmes d’affaires se déchirent

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Huit mois seulement après la disparition de Françoise Foning, présidente du Groupement des femmes d’affaires du Cameroun (Gfac), la guerre de succession s’est installée. Au centre des éclats de voix, l’organisation annoncée ce 29 septembre 2015 à Yaoundé d’une assemblée générale ordinaire pour élire une nouvelle présidente. Une démarche qui est vivement contestée par les membres fondateurs qui s’opposent à dame Agnès Ntube Ndode choisie comme intérimaire pour la conduite des affaires après l’enterrement de la défunte présidente.

Face à la presse ce 27 septembre 2015 à Douala, dame Régine Soppo Ngalle, secrétaire générale et par ailleurs cofondatrice, entourée des autres membres ont déclaré se désolidariser de la présidente intérimaire qui pour elles, «veut s’entêter dans une logique qui ne cadre plus avec les aspirations profondes», disent-elles à l’unisson.

«Nous avons demandé à toiletter les textes organiques, revoir le règlement intérieur, revoir l’organisation dans ses démembrements régionaux avant de penser maintenant aux élections. Il s’agit d’une démarche bonne pour le management moderne qui veut qu’on aille par étape et par consensus. Nous avons même demandé à la présidente intérimaire de nous conduire durant toute cette étape quelque soit le temps que cela va nous prendre. Mais on s’est butté à un mur d’incompréhension et d’entêtement. C’est pour cela que nous nous mettons donc à l’écart et n’irons pas cautionner cette mascarade. J’avais même voulu jouer le jeu en envoyant ma candidature juste pour voir qui est derrière ce mécanisme, mais à l’allure où vont les choses, je préfère dire devant l’opinion publique que je ne suis pas candidate», a déclaré Dame Régine Soppo Ngalle épouse Tsobgny qui dit nous seulement avoir rencontré les autorités administratives compétentes pour annuler cette assemblée générale, mais aussi, avoir insisté auprès des organisatrices de ne pas aller dans la précipitation.

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Une autre membre du bureau, a laissé entendre qu’il y a «un programme bien planifié  de concertation qui devait en principe débuter en mi octobre et qui devait aboutir à la tenue en décembre 2015 d’une Assemblée générale extraordinaire élective et l’installation du nouveau bureau national au siège à Douala», informe Dame D.S. «Et ce document a  été envoyé à tous les membres sans exclusion. Mais on ne comprend pas toujours ce qui anime les uns et les autres à refuser une démarche de conciliation en privilégiant la cacophonie. On a même voulu cacher les textes de base. On nous laissait même voir que le Gfac n’avait aucune existence légale, pourtant il y a bel et bien un récépissé de déclaration signé le 25 janvier 1989», dit encore la Sg.

A la question donc de savoir ce qui va advenir au cas où l’Ag se tienne malgré tout, les membres du bureau fondateur disent attendre d’abord voir comment cela va être possible. Pour l’instant, difficile d’avoir la réaction de dame Agnès Ntube Ndode épouse Ndjock déterminée à installer un nouveau bureau national.

Beaucoup de remous en perspective en tout cas.

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