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Gestion du Fne: Camille Mouthé à Bidias sera-t-il débarqué ce jour ?

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Un conseil d’administration extraordinaire tenu aujourd’hui au siège du Fond national de l’Emploi (Fne) planche sur la gestion du directeur général, Camille Mouthe à Bidias.

Rarement le Fne a défrayé la chronique comme il l’est ces derniers temps. En effet, après avoir célébré en juin dernier avec faste et solennité son quart de siècle d’existence, cet organisme public fait l’objet de toutes les attentions des administrateurs aujourd’hui mus par le souci de tirer au clair la gestion de son principal dirigeant. A la tête du Fne depuis 1991, le nom de son inamovible directeur, Camille Mouthé à Bidias a fini par se confondre à cette société publique. Il est pratiquement le seul et l’unique homme à avoir piloté le bateau pendant 24 ans. Une longévité dont les résultats sont discutables au regard de la situation socioéconomique que vit le Cameroun.

Il s’agira en tout cas, pour les administrateurs de dresser le vrai bilan de ce fils de Byabessaba, près de Bafia dans la région du Centre. En entendant, de nombreux observateurs trouvent que le patron du Fne a abattu un travail relativement en deçà des attentes placées à cet organisme dont la mission régalienne est de juguler le taux de chômage au Cameroun. En guise de bilan, le Dg avance un taux de sous-emploi (différent du chômage) de l’ordre de 75%. Au bout d’un quart de siècle d’existence, 677 244 demandeurs d’emploi ont été enregistrés dans les agences du Fne et 333 807 ont été placés dans les entreprises à la date du 31 mars 2015. Chiffres dérisoires à en croire plusieurs observateurs.

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Toutefois, Camille Mouthé à Bidias reconnaît que ce résultat est loin d’être un record face au taux de chômage sans cesse galopant. D’ailleurs, selon le Bureau international du travail (Bit), dans les grandes métropoles, comme Douala et Yaoundé, le chômage a atteint les 25%. Pour une bonne partie de l’opinion publique, le Fne est en perte de vitesse et de prestige. Des manquements graves au sein de cette boite publique ont fini par ternir son profil.

C’est ainsi que des cas de vol ou détournement des projets au profit des jouisseurs qui occupent divers postes dans la chaîne de financement de projet au Fne sont signalés. Le recrutement pour les candidats ayant déposé leur dossier dans la boite, ajoutent nos sources, ne respectent pas les normes d’ancienneté. Les placements des candidats pour l’emploi reposent sur les trafics d’influence, le droit de cuissage, le monnayage des dossiers ou des recommandations parallèles, sont légion. On parle dans la même veine de l’octroi des stages de vacances est quasi uniquement réservé aux ayants-droits des personnels ; le tripatouillage dans l’élection annuelle du meilleur employé de l’année (titre doté d’une forte récompense) ; le financement des projets faciles à tripoter ; le cloisonnement des missions juteuses ; le budget de fonctionnement géré dans l’opacité totale, des séminaires de formation budgétivore sans véritable suivi sur le terrain dans le cadre de l’auto emploi, etc. Quitus ou pas quitus ce jour, on ne perd rien à attendre.

Mamouda Labaran

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