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Garde rapprochée: Paul Biya est surprotégé, selon Maurice Kamto

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Pour le président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), c’est une erreur en terme de défense d’un pays, de surarmer une force qui est chargée de la défense d’un individu, d’une personne, fut-elle le chef de l’Etat.

Maurice Kamto était, mercredi, face aux journalistes regroupés au sein club des journalistes politiques du Cameroun. C’était lors de l’une de leurs activités dénommée « café politique », qui met en scène un acteur politique qui s’exprime sur les grands sujets d’actualité. Le Pr. Maurice Kamto s’est prêté au jeu, qui a livré sa vision de la marche du pays. Notamment les libertés individuelles, la sécurité, le rapport d’Amnesty International sur l’armée, la protection de Paul Biya, la corruption, l’économie, la mise en place des institutions, et la vie au Mrc.

Le journal Mutations, dans son édition du vendredi 25 septembre 2015, fait une synthèse des différentes thématiques abordées lors de cet entretien grand format d’environ deux heures. Au sujet de la protection du président de la République, Paul Biya, un journaliste présent a demandé s’il est logique que dans un pays, une garde prétorienne puisse avoir des capacités militaires et opérationnelles supérieures à celles du reste de l’armée régulière ? Le patron du Mrc a indiqué que « c’est une erreur en terme de défense d’un pays, de surarmer une force qui est chargée de la défense d’un individu, d’une personne, fut-elle le chef de l’Etat, plus que le reste des forces de défense qui sont conçues pour assurer la défense du territoire, l’intégrité nationale, et protéger sa souveraineté ».

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Pour Maurice Kamto, « le Burkina Faso nous parle (…) Car du point de vue de l’organisation de l’armée, la force chargée de la protection d’un chef d’Etat ne devrait jamais être une force à part, surtout qu’il s’agit d’une composante de l’armée dont le contrôle ou l’autorité ne doit pas échapper à l’état-major de l’armée ».

Disant être favorable à la protection d’un chef d’Etat « dans la mesure nécessaire », Maurice Kamto soutient que « toute surprotection veut dire qu’il y a une crainte par rapport à son peuple car ce n’est pas lorsque le président de la République sort du Cameroun qu’il est surprotégé, on le surprotège alors même qu’il est dans son peuple. S’il est le père de la nation comme on le dit, de quoi a-t-il peur ? », interpelle le chef de file du Mrc.

Onana N. Aaron

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