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G20 : l’Afrique veut sa part

G20

La grand-messe des pays les plus riches de la planète connue sous le nom du G20 s’est donc terminée hier à Brisbane en Australie. Avec à la clé beaucoup de promesses et des engagements à tenir à court terme. Même si l’ambiance générale a été dominée par les critiques des dirigeants occidentaux en direction de Vladimir Poutine, le patron du Kremlin pour son soutien aux séparatistes russes en Ukraine, les grands thèmes à l’ordre du jour abordés par les Chefs d’Etat n’ont cependant pas été relégués au second plan. Lors des discussions, on a bien parlé en profondeur des pistes de relance de l’économie mondiale, du changement climatique et de la lutte contre le virus Ebola.

Parlant de la relance de la croissance mondiale, en réalité, le thème central de la réunion de Brisbane, les pays du G20 visent un objectif commun : atteindre une croissance de 2,1 % de leur Produit intérieur brut (PIB) d’ici 2018, un objectif au-delà de la hausse des 2% envisagée auparavant. Les mesures promises par les nations les plus nanties de la planète pour doper leur activité économique « accroîtront de plus de 2000 milliards de dollars, et créeront des millions d’emplois » selon les experts. Mais, on tend souvent à l’oublier, la véritable relance de l’économie mondiale ne saurait se faire sans l’Afrique où les clignotants de la croissance sont pour l’immense majorité des pays au vert. Et l’apparition du virus Ebola qui sévit notamment dans les pays d’Afrique de l’Ouest où le taux de croissance était sur une courbe ascendante ne saurait constituer un obstacle durable pour l’afflux des investissements dans divers secteurs- notamment miniers- pour booster les économies et permettre la création d’emplois.

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D’où la pertinence de la résolution des pays du G20 qui se sont engagés à « éradiquer » l’épidémie d’Ebola qui a déjà fait plus de 5000 morts et touche désormais un autre pays de la région, le Mali. Car lutter contre Ebola de manière vigoureuse en injectant les moyens humains et financiers nécessaires, c’est aussi contribuer à éviter la marginalisation de l’Afrique qui doit aussi avoir une bonne place dans certains de la relance de la croissance mondiale. Dans la même dynamique, les pays les plus riches de la planète-principaux pollueurs- ont compris la nécessité pour une « action forte et efficace » sur le changement climatique. El leur engagement à la mobilisation de moyens financiers pour l’adaptation, tel le Fonds Vert des Nations unies, destiné à aider les pays du Sud les plus exposés, n’est que le bienvenu. Autant d’engagements du sommet de Brisbane, que s’ils sont tenus, permettront à l’Afrique de réaliser ses objectifs de croissance.

© WAFFO MONGO|Cameroon Tribune

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