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Funérailles de Mme Mboutchouang, Révélations de Tchiroma

Issa-Tchiroma-Ahmed-Abba-Communication-Ahidjo-Cameroun

L’ensemble de la famille, amis et connaissances se sont retrouvés autour du Couple présidentiel le vendredi 17 octobre 2014 à Mvomeka’a, pour un ultime adieu à Madame Rosette Mboutchouang née Ndongo Mengolo.

La mère de Madame Chantal BIYA repose donc désormais au caveau familial de Mvomeka’a où elle a été inhumée. Paul BIYA et son Epouse étaient entourés de l’Elite de la République ainsi que des membres du Corps diplomatique.

L’hommage rendu à feue Rosette Mboutchouang a été retransmis en direct sur les antennes de la CRTV pendant un peu plus de deux heures de temps. Une retransmission qui a fait dire à certains analystes que les médias d’état ont été monopolisés par le couple présidentiel à des fins privées. A cela s’est ajoutée la paralysie de la ville de Yaoundé depuis l’arrivée de la dépouille à l’aéroport de Nsimalen jusqu’à son transfert à Mvomeka’a dans la région du sud Cameroun.

Issa Tchiroma a reconnu que les funérailles de la belle-mère du chef de l’Etat a causé des désagréments notamment dans la ville de Yaoundé. Le ministre de la communication a expliqué :

«Chaque fois que le chef de l’Etat sort de la présidence de la république pour se rendre à un endroit quelconque, qu’il s’agisse de l’aéroport ou de tout autre endroit où sa présence est requise, les responsables de la sécurité ne ménagent aucun effort pour protéger la vie du chef de l’Etat. Le chef de l’Etat devait donc partir de la présidence de la république pour l’aéroport. On a, comme de tradition, protégé tous les circuits qu’il emprunte. Evidemment, ça cause des désagréments incontestablement. Mais en cela il n’y a rien de nouveau.»

Au sujet de la retransmission des funérailles sur les antennes de la CRTV radio et télévision, le PCA des médias d’Etat ajoute :

«Toute la nation camerounaise, à chaque instant, a le droit de savoir  ce que fait le chef de la nation […] Avec le direct, on a pris Mvomeka’a, on a emmené Mvomeka’a dans toutes les familles en particuliers les sympathisants, les amis, les soutiens du chef de l’Etat […] Ce direct était indispensable.».

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Quant au choix de Paul et Chantal Biya d’inhumer Madame Rosette Mboutchouang à Mvomeka’a (dans la région du sud) et non pas à Bandenkop (à l’ouest) ou Nanga Eboko (dans le centre) Issa Tchiroma s’est interrogé :

«Faudrait-il avoir fait Science Po ou l’IRIC ou encore je ne sais quelle grande école de science politique pour faire preuve de raisonnement ? Quand le chef de l’Etat se déplace, c’est toute la république qui se déplace. Est-ce que Bangou est en mesure d’accueillir dix  mille personnes ? Est ce que Bangou est en mesure de recevoir le chef de l’Etat ? Il arrive, il passe la nuit.  Est-ce que vous savez que pour qu’il aille là-bas il faut réhabiliter l’aéroport de Bafoussam ? ».

Tchiroma  a également rappelé que la guerre engagée contre le groupe islamiste Boko Haram est « une source budgétivore » pour l’Etat Camerounais. Il a ajouté :

 « Où aurions-nous trouvez de l’argent pour investir, réhabiliter l’aéroport ? Construire peut-être un hôtel, améliorer des résidences, améliorer des routes ? « Où aurions-nous trouvez de l’argent alors que nos compatriotes sont entrain de livrer bataille et, pour certains, perdre la vie ? Ce que je dis de Bangou l’est tout autant de Nanga Eboko.»

Issa Tchiroma qui s’exprimait dimanche sur les antennes de la CRTV a conclu :

« C’est pour cette raison que la résidence du chef de l’Etat qui offrait un minimum était tout indiquée. Donc, tous ceux-là qui font ce procès, c’est de très mauvais procureurs. Ils ne portent que des prismes qui servent leurs intérêts mais desservent la raison et la république ».

Des explications officielles qui appelleront sans doute d’autres levées de bouclier au sein de l’opinion publique malgré l’appel de Tchiroma à l’endroit de la presse locale, appel visant à faire preuve de réserve.

Oswald Hermann G’nowa

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