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Un Français expatrié déclare « Au Cameroun, je me sens chez moi »

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La première fois que Philippe Poulleau découvre le Cameroun en 1999, il se dit tout de suite : « Je suis chez moi ici ». Il y retourne en 2003 pour s’y installer grâce à une opportunité de travail. À 48 ans, il est aujourd’hui directeur financier à Douala, la capitale économique du pays. Lorsqu’il parle de sa passion du continent africain, on sent à quel point Philippe Poulleau sait qu’il a pris la bonne décision. « Tant que je peux y rester, j’y resterai », dit-il, annonçant la couleur. Cela fait déjà treize années qu’il habite sur le continent, et il ne changerait pour rien au monde.

« En tant qu’expatrié, c’est vrai qu’on a des conditions privilégiées. On ne vit pas la même vie que des Camerounais, on est comme dans un cocon de sûreté », explique-t-il. C’est à Douala, la capitale économique du pays, qu’il a désormais sa vie. Marié avec Virginie, une Camerounaise, et papa de trois enfants métisses Keelann, dix ans, et les jumeaux Maxence et Bérénice, 6 ans, Philippe jongle entre son travail de directeur financier, et sa passion du sport : le rugby. Avec des amis, il s’occupe d’une association qui organise des entraînements et des petits matchs de rugby. Ils ont notamment invité des grands rugbymen français à venir s’entraîner avec eux. Sa vie de tous les jours, « c’est finalement un peu la vie qu’on pourrait avoir à Chalon, dit-il, c’est une vie de province. » Le week-end, ils se font de temps en temps des petites virées à la plage. Au choix, plage de sable blanc à Kribi, ou plage de sable noir à Limbé. Même si la plupart de ses amis sont souvent des expatriés, il côtoie des Camerounais grâce à sa femme Virginie.

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« Avoir un pied sur les deux continents »

S’il adore sa vie au Cameroun, « un pays qui regorge de richesse intellectuelle », selon ses dires, Philippe n’oublie pas d’où il vient : « Je reste très attaché à ma région d’origine où mes parents résident et où je prends plaisir à revenir tous les ans, dans notre maison à 6 km de Chalon, » raconte-t-il. Ce fier Saône-et-Loirien affirme même consulter, chaque soir, l’application du JSL sur son téléphone, « pour prendre les nouvelles du village, comme on dit au Cameroun ». D’ailleurs, « l’emblème de la Bourgogne estampille l’arrière de ma voiture par un autocollant qui ne s’est jamais décollé malgré les intempéries », confesse-t-il. Car dans ce pays au climat équatorial, à la saison des pluies, « l’eau ruisselle des jours durant ». Ses projets pour la suite ? « Je n’ai pas d’autre ambition que de rester là où je suis. Je veux continuer à avoir un pied sur les deux continents, pour mes enfants et pour moi-même ».

Maylis Haegel

 

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