Economie

Finances publiques: Moins de dépenses en 2015

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Les instructions contenues dans la circulaire relative à l’exécution de la loi de finances mettent l’accent entre autres sur la réduction du train de vie de l’Etat.

Dans chacun des neuf titres de la circulaire du ministre des Finances (MINFI) signée le 31 décembre 2014 en vue d’organiser l’exécution de la loi de finances, le suivi et le contrôle de la mise en œuvre du budget de l’Etat, des établissements publics administratifs (EPA), des collectivités territoriales décentralisées (CTD) et des organismes subventionnés durant l’année 2015, l’on remarquera qu’un esprit est le fil conducteur de la lettre de ce guide. Lequel est destiné à tous les responsables de programmes, les ordonnateurs, les maîtres d’ouvrage, les comptables publics, les contrôleurs financiers et tous les autres acteurs de la chaîne de l’exécution des lois de finances et des budgets publics.

De l’ordre dans les missions

Symbole de ces encouragements à économiser : le règlement des indemnités de déplacement, les fameuses missions. En « très forte expansion », les dépenses liées aux déplacements temporaires doivent découler davantage et désormais de la réalisation des objectifs prioritaires de telle administration qui les ordonne. Le recours aux chancelleries camerounaises à l’étranger doit être privilégié, recommande le MINFI qui interdit aussi des mentions abusives sur les documents afférents à ces déplacements, telles que le retour « dès mission terminée » ou « mission spéciale ».

Le ministre Alamine Ousmane Mey a effectivement rappelé, d’entrée de jeu, que « le budget 2015 sera exécuté dans un environnement de mobilisation optimale des recettes budgétaires tant externes qu’internes, de resserrement de la dépense publique à travers la réduction du train de vie de l’Etat, de recherche d’une plus grande efficacité socio-économique et d’une amélioration de la qualité de la dépense et du service public, ainsi que de promotion de la discipline dans l’exécution des finances publiques. »

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Achats : pas de superflu

Au chapitre des dépenses de personnels et matériels, l’on peut noter la prohibition (sauf exception) de l’achat de micro-ordinateurs portables, téléphones cellulaires, graveurs des CD et autres gadgets à usage couramment personnel. Tout comme l’acquisition du matériel d’occasion ou sans emballage d’origine. L’organisation des conférences, colloques et séminaires internationaux est, quant à elle, subordonnée à l’autorisation expresse de la présidence de la République. Le paiement des « per diem » demeure proscrit.

Partenaires de l’Etat, les fournisseurs et prestataires de services sont pris en compte dans cette politique de gouvernance améliorée. La circulaire précise les conditions dans lesquelles ils peuvent passer des contrats avec l’Etat. Notamment en ce qui concerne la matérialisation de l’engagement financier des pouvoirs publics. Le titre d’autorisation de dépenses pour les crédits délégués ne constitue pas un engagement de l’Etat, mais matérialise la mise à disposition d’un crédit au bénéfice d’un ordonnateur, avertit le texte.

Et quoi qu’il en soit, la circulaire s’étale largement sur les contrôles et missions d’audit. C’est à partir de cette tour qui permet de connaître l’état réel d’exécution du budget que l’on devra déterminer les quotas mensuels à allouer aux circonscriptions financières du Trésor.

Jean Baptiste KETCHATENG

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