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Fêtes de fin d’année : modes opératoires des agressions dans nos villes

Taxi-vol-Carburants-Yaoundé

Les agressions dans les voitures jaunes se passent à toute heure avec à la clé les femmes comme chefs de gang. Le transport urbain court les risques en cette période de fin d’année. Les conducteurs des voitures jaunes et des motos taxis sont devenus les bourreaux pour la population.

Dans les différents quartiers de la ville de Yaoundé, les cris sont les mêmes devant les groupes de gang qui étranglent les passagers, les dépouillent de leur argent, des bijoux et leur causent des blessures graves en cas de résistance. L’aspect le plus curieux est celui de l’engagement fatal des femmes qui dirigent ces groupes de malfrats contre vents et marées. Ces femmes devenues des louves se déguisent en responsables à partir de leurs tenues décentes et coûteuses sans que cela n’attire le moindre soupçon pour les victimes. Au niveau de Mvog Atangana Mballa, un voyageur en provenance de Douala était descendu du Bus de centrale voyage pour se rendre à Efoulan. A bord d’un taxi transportant deux femmes apparemment responsables et un jeune homme, il a été désagréablement surpris de se retrouver au milieu d’une bande armée. Les 03 occupants ainsi que le chauffeur lui ont demandé de sortir tout ce qu’il avait comme argent, téléphone et autres effets intéressants.

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Après lui avoir dépouillé plus de 200.000 FCFA, il a été brutalement jeté dans la rigole. Un autre témoignage dans les mêmes forfaits commis par les femmes raconte une autre agression d’un ressortissant de l’Ouest à Elig Edjoa. Le taximan avait garé pour transporter une Bayam Sallam vers 21 heures à Nlongkak. Une fois au marché d’Elig Edjoa, pendant que celle qui se faisait passer pour une revendeuse déchargeait ses bagages qui n’étaient que des sacs des vieux habits, les autres agressaient le ressortissant de l’Ouest dans la voiture. La tradition est donc encore respectée. A chaque fin d’année, l’inondation humaine constatée dans les grandes villes est aussi une occasion pour les hommes sans foi ni loi d’opérer dans leurs fausses manoeuvres.

Il faut toutefois signaler la volonté des forces de l’ordre dont les équipes de l’Esir et de la gendarmerie nationale rodent très souvent dans les quartiers et sur les axes routiers en zones urbaines. Mais le danger reste permanent dans la mesure où ces malfrats multiplient les stratégies dans leurs opérations avec l’aide des personnes les plus insoupçonnées. Pendant que le gouvernement de la République s’engage à défendre farouchement l’intégrité territoriale menacée par les bandes armées en provenance du Nigeria sous l’appellation Boko Haram, d’autres Camerounais rentrent dans la même menace contre les populations urbaines.

Ainsi, de jour comme nuit, les habitants de la capitale politique sont exposés aux attaques de toutes sortes : agressions à main armée, braquage dans les domiciles, escroquerie et assassinat. Certains criminels et assassins ayant opté pour le mal ne semblent pas renoncer à cette activité en dépit des dangers qu’ils encourent. Emprisonnement, tuerie ou accident grave ne les émeuvent plus devant la folle mission de se faire de l’argent à tout prix et à tous les prix.

© L’Epervier : Jean Lambert Eyene

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