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Fécafoot, la paix des braves

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L’adoption des textes étant acquise, les acteurs vont se lancer dans la bataille dès le 11 août avec comme point d’orgue, l’élection tant attendue du nouveau président le 28 septembre.

Depuis le 5 août 2015, la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) s’est dotée de nouveaux textes : statut général, celui des ligues spécialisées et code électoral. Il aura donc fallu trois tentatives pour qu’ils soient enfin adoptés. Un consensus semble, en effet, avoir été trouvé entre tous les acteurs et il ne devrait plus avoir de recours à une quelconque juridiction. Si on s’en tient du moins au discours des acteurs impliqués pour qui les textes adoptés « sont bons ». Quelques modifications comme le nombre de membres du Comité exécutif qui passe de 16 à 19 ou encore la Chambre de conciliation et d’arbitrage qui reste la dernière instance de recours ont été apportées. Cette étape marque le début officiel du processus électoral qui devrait mener à l’élection d’un nouveau président à la tête de la Fécafoot. Si tout se passe bien d’ici là.

Quelle suite après l’adoption des textes ?

Selon le calendrier publié par le Comité de normalisation et validé par la Fifa, les acteurs vont rentrer dans le processus dès le 11 août prochain avec l’adoption des statuts des ligues départementales et régionales. Logiquement, ce sont les assemblées de 2009 qui doivent valider cette phase. Ensuite, on procèdera aux élections dans ces ligues avant l’étape cruciale de dépôt des candidatures à la présidence, entre le 15 et le 20 septembre. L’élection fédérale est programmée pour le 28 septembre prochain et la passation de pouvoir avec le Comité de normalisation, le lendemain.

Qui va élire le président de la Fécafoot?

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L’étape des élections à la base est cruciale parce que ce sont des départements que viendront les représentants des assemblées régionales. Tandis que dans les régions, l’on désignera les délégués à l’assemblée générale chargée d’élire le prochain président de la Fécafoot. Les textes proposés par la Normalisation prévoient que les délégués soient désormais 92 au lieu de 110 comme par le passé. Les candidats devront aller dans les départements et les régions pour constituer leur base électorale car ils représentent la majorité. Outre ces ligues régionales, les membres de l’AG viendront également des ligues spécialisées et de diverses associations (joueurs, arbitres, entraîneurs, etc.) agréés par la Fécafoot.

Qui peut être candidat ?

Va-t-on se limiter aux candidatures arrêtées lors du premier processus en novembre 2014? Il faut croire que non, vu que tout a été repris au début. Les compteurs sont également à zéro à ce sujet. On se souvient, en effet, que Brigitte Mebande, Robert Penne, Jules Frédéric Nyongha et Joseph Antoine Bell avaient été recalés. Atah Robert Bahazah et Tombi à Roko Sidiki étaient pour leur part déclarés éligibles pour l’élection programmée en février 2015 après celle manquée de novembre dernier. En clair, toute personne remplissant les critères d’éligibilité peut donc se présenter. Comme principaux critères, il faut notamment être membre de l’AG ou être parrainé par au moins huit de ses membres ou encore, être âgé d’au moins 40 ans. Il y a donc de fortes chances pour qu’on retrouve les anciens candidats à nouveau sur le départ, avec, pourquoi pas, de nouvelles têtes aussi.

Quid du Sg de la Fécafoot ?

La candidature de Tombi à Roko, secrétaire général de la Fécafoot, a fait couler beaucoup d’encre. Il faut dire que les nouveaux textes permettent même au personnel de la fédération de se présenter. Sur ce point, un compromis a été trouvé puisque le SG devra démissionner, s’il est candidat, au moins six mois avant le début du processus. Dans le cas présent, au vu des délais très réduits, « s’il (Tombi à Roko, Ndlr.) est candidat, dès qu’il dépose sa candidature, il est mis en congé administratif », a expliqué le Pr Joseph Owona.

Josiane R. MATIA

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