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Fecafoot: Joseph OWONA chasse un enquêteur du TCS

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Le président du comité de normalisation a laissé entendre à celui-ci que l’argent versé par la FIFA à la Fecafoot ne peut pas faire l’objet d’un contrôle par l’Etat du Cameroun. La réunion de concertation annoncée a finalement eu lieu mardi au siège de la Fecafoot à Tsinga, la réunion a tourné court à cause de l’absence des principaux participants.

En effet John Begheni Ndeh, David Mayebi et Jules Fréderic Nyongha n’ont pas cru devoir marquer de leur présence cette concertation. Pour eux, il n’était pas question de venir à une réunion au siège de la Fecafoot.

Ils ont souhaité que cette concertation se tienne en terrain neutre et c’est pourquoi ils n’ont pas trouvé intéressant d’effectuer le déplacement du siège de la Fecafoot. Ils se sont d’ailleurs demandé comment c’est celui qui est à l’origine des problèmes de la Fecafoot qui préside la réunion. Le Premier ministère et le ministère des Sports n’étaient pas représentés non plus. Comme quoi, il ne faut vraisemblablement rien attendre de cette concertation.

En dehors des membres de la Fecafoot, Joseph Antoine Bell et le Sénateur Alioum Alhadji ont pris part à la réunion de mardi à Tsinga. Le seul point inscrit à l’ordre du jour était la révision des textes. Le problème Tombi A Roko Sidiki s’est une fois de plus posé, certains protagonistes souhaitant qu’il abandonne son poste de secrétaire général pour aller préparer ses élections comme tous les autres candidats, hors de la Fecafoot. Une fois de plus, Joseph Owona a refusé, affirmant qu’il peut à la rigueur lui donner un congé technique de 6 mois.

Le président du comité de normalisation a d’ailleurs réitéré ce qu’il avait déjà dit lors de la dernière réunion au Premier ministère, à savoir que l’assemblée de 2009 que les opposants à son comité de normalisation appellent de tous leurs vœux n’est pas différente de l’assemblée de 2014 qui a validé les textes querellés. Pour lui, il y a juste une différence de cinq personnes. L’honorable Alioum Alhadji lui a demandé de lui expliquer par quelle alchimie une assemblée de 2009 qui comptait 144 membres peut être pareille à une assemblée de 2014 composée uniquement de 76 membres.

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En réalité Joseph Owona qui est sensé enseigner tous ceux qu’il a trouvé au siège de la Fecafoot, répète malheureusement tout ce qu’on lui raconte là bas sans chercher à en comprendre le sens. C’est la raison pour laquelle à chaque fois il se plante. Joseph Owona, le prince de Mvengue, regrette que le Tribunal criminel spéciale le perturbe depuis un moment, il a de manière inconsciente parlé de cette affaire au cours de la réunion de mardi alors que ce n’était pas à l’ordre du jour.

Vendredi dernier, l’auditeur envoyé par le tribunal criminel spécial est arrivé au siège de la Fecafoot pour faire le travail pour le quel il a été désigné. Joseph Owona s’est catégoriquement opposé en lui disant que l’Etat n’a pas le droit de contrôler l’argent que la FIFA donne à la Fecafoot. L’envoyé du TCS lui a présenté son ordre de mission, mais Joseph Owona a été catégorique et lui aurait simplement indiqué la porte de sortie.

Lundi dernier, au lieu d’un seul, le TCS a envoyé huit auditeurs à Tsinga. Une véritable démonstration de force ce qui a obligé le professeur de droit constitutionnel à obtempérer. Selon nos sources à Tsinga et au TCS, la plupart des documents produits par la Fecafoot ne sont pas en conformité avec les déclarations des responsables de la Fecafoot qui sont passés au TCS.

De plus, une commission rogatoire est allée hors du pays et leurs rapports sont utilisés pour confronter les dires des hommes de Tsinga. Joseph Owona est désormais perturbé par cette affaire du TCS puisque Tombi A Roko Sidiki n’est plus le seul concerné par la justice. Il devra désormais lui-même s’y présenter pour répondre de sa gestion.

© mboafootball : Joël Atanga

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