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Fecafoot: En attendant la FIFA

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Au terme d’une concertation le 27 février à Yaoundé et présidée par le Pr. Joseph Owona, président du Comité de normalisation de la Fecafoot, les neuf membres présents «sollicitent des autorités, une réelle redéfinition du rôle du Comité national olympique et sportif du Cameroun (Cnosc, ndlr) et de sa Chambre de conciliation et d’arbitrage».

Le Tribunal arbitral du sport a rejeté les deux appels de la Fécafoot déposés à l’encontre de la Chambre de conciliation et d’arbitrage du Cnosc en date du 30 octobre 2014. Cette décision annulait les statuts et le code électoral adoptés le 23 août 2014 par l’assemblée générale de 2013, remettant ainsi en cause le processus électoral enclenché à la suite de la validation des textes dans les départements et régions. Dans une interview accordée à CT, le Pr. Joseph Owona revient sur la prorogation, jusqu’au 20 mars, du mandat du Comité de normalisation par la Fifa.

Quelle est votre réaction après la prorogation du mandat du Comité de normalisation?

La lettre montre que le Comité d’urgence est dans une situation perplexe de réflexion. Il attend les dispositions détaillées de la sentence arbitrale du TAS, parce qu’elle semble poser un certain nombre de problèmes. La Fifa remercie aussi le travail fait par le Comité de normalisation. Le Comité exécutif de la Fifa avait déjà félicité le Comité de normalisation pour le travail fait car, conforme à ses normes-standards. Le problème de la Fécafoot est qu’il devrait y avoir des élections transparentes qui suivent des règles impersonnelles, pas des règles pour des individus. Avec ou sans nous, il y aura des élections. Je ne crois pas que ce sont 20 jours pour rien.

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Pourquoi n’a-t-on pas pu éviter cette décision du TAS?

Le problème part de 2013. Les élections ont eu lieu et on aurait annulé neuf élections sur 10. Ce que le TAS nous reproche, c’est d’avoir fait approuver ces textes par une assemblée mal élue. Ce n’est pas la faute de la Fécafoot, car nous avons consulté la Fifa qui ne reconnaissait que l’assemblée de 2013. Pour elle, les litiges électoraux ne peuvent pas être de la compétence de la Chambre de conciliation et d’arbitrage. Les articles de la Fifa nous obligent à respecter ses instructions. Quel que soit le problème, c’est elle qui gouverne le football mondial.

Depuis la décision du TAS, certains disent voir un Comité de normalisation Dépassé…

On nous couvre de l’opprobre de l’incompétence. Je laisse le soin- à ceux-là parce que, qui est meilleur juge que la Fifa qui a plus de 200 statuts? Je crois savoir que ces statuts réécrits ont été envoyés à d’autres fédérations pour s’en inspirer. Ce qui montre que ce n’est pas le travail médiocre que les gens veulent en faire. Le Comité de normalisation qui s’est réuni aujourd’hui (vendredi, ndlr) reste ouvert. C’est un appel au monde du football pour réfléchir. Je le redis, la position de la Fécafoot n’est pas de ne pas reconnaitre le rôle de cette Chambre, mais que la loi soit respectée. Quand on parle d’arbitrage, c’est le consentement des parties, le choix des juges.

D’aucuns parlent de la mise sur pied d’un Comité provisoire de gestion…

Lorsque vous lisez l’article 7 de statuts de la Fifa, il est clairement dit que les organes exécutifs des associations membres peuvent, dans des circonstances particulières, être relevés de leurs fonctions par le Comité exécutif, en concertation avec la confédération concernée, et remplacés par un Comité de normalisation pour une période donnée. La Fifa ne reconnaît pas les fonctions d’un membre n’ayant pas été élu ou nommé conformément à ses statuts. On peut mettre sur pied un nouveau Comité de normalisation, mais pas un Comité provisoire de gestion.

Angèle BEPEDE

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