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Fête de la bière:Près de 10000 bars dans la ville de Yaoundé

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Selon Roger Tapa, président du Syndicat national des exploitants des débits de boissons du Cameroun (Synedeboc), Yaoundé compte près de 6000 bars officiellement recensés. Ceux-ci, souligne le président de la Syndeboc, sont ceux qui ont été dûment enregistrés par les sociétés brassicoles opérant. Le recensement ne prend pas en compte les « clandestins ». Ce qui fait dire à Roger Tapa que « officieusement, le nombre va au-delà de 10.000 bars d’après les estimations du Syndicat ».

Des chiffres que se révèleront incapables de confirmer – ou infirmer – les responsables de la préfecture du Mfoundi, administrativement compétente sur toute l’étendue du département où se trouve le siège des institutions du Cameroun. « On ne peut pas vous dire que exactement combien de bars sont ouverts dans la ville », se désole un responsable à la préfecture du Mfoundi, « car cela dépend de la catégorie de bars. Certains sont enregistrés dans les sous-préfectures, et d’autres dans nos services ». Ce responsable, proche du secrétariat du préfet, affirme aussi que la préfecture ne centralise pas ces données, mais sous l’insistance du reporter confie « que les chiffres ne sont pas actualisés ».

142 bars dans une rue !

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A la faveur de la fête internationale de la bière qui se célèbre tous les 1er vendredi du mois d’août, Le Messager est donc descendu dans une rue de la capitale pour un échantillonnage. Ainsi, du lieu dit « Bout carré » à la « Mobil Omnisports », route qui traverse entièrement le quartier Essos, pas moins de 142 bars ont été dénombrés. L’axe, long de près de 2 km, compte, pour ainsi dire, un bar sur tous les 15 mètres. C’est donc usuel, pour un habitant du quartier Essos, lorsqu’il se voit demandé par un « yaoundéen « de quel coin de la ville il vient, de voir une réaction quasi stéréotypée : « tu es donc un fêtard ! ». Cette image, à peine exagérée, le quartier Essos l’a bâtie en quelques années sur ses bars qui foisonnent. Pour les adeptes du Yaoundé by night, les enseignes telles le Pentagone, les Doyens, Diapazon, le Printemps, Complexe Universel, ou encore Emergence sont des lieux incontournables de toute virée nocturne qui revendique le vocable. La nuit tombée, il se dégage dans cette rue une forte odeur de lambic. Les quartiers Madagascar, Melen, Kondengui ou Emombo revendiquent aussi ce discutable palmarès.

Le Synedeboc qui avoue qu’après la semaine du barman organisée il y’a quelques mois, n’a rien prévu pour la fête da la bière, mais promet de se rattraper en 2015. En attendant, les Camerounais vont continuer de choquer les chopes. Le Messager, dans sa livraison n°4, criait déjà à l’ivresse nationale en révélant que la consommation de bière au Cameroun avait augmenté de 20 millions d’hectolitres en un an. Passant de 600 en 2012 à 650 en millions de d’hectolitres l’année écoulée. Pas de quoi émouvoir les fidèles de Bacchus. A la vôtre !

 

© Ludovic AMARA | Le Messager

 

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