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Fécafoot: Pourquoi la «candidature» de Tombi à Roko fait peur

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Pressenti comme candidat dans la course à la succession de Iya Mohammed écroué à la prison centrale de Kodengui depuis le 20 juin 2013, Tombi à Roko le secrétaire général de la Fédération camerounaise de football que certains présentent prétentieusement comme le « candidat de la Fifa », est l’un des postulants les plus redoutés de ces joutes électorales.

Candidat ou pas ? De l’aveu de l’intéressé, le sujet n’est pas au centre de ses préoccupations pour le moment. Ou peut-être, ne le sera-t-il jamais. Pour Tombi à Roko Sidiki, le plus important en cette fin de période transitoire à la Fécafoot, c’est de s’assurer que le processus électoral respecte le canevas édicté par le Comité de normalisation, avec l’onction de la Fédération internationale de football association (Fifa). Le reste, lénifie-t-il, n’est que distractions. C’est peut-être pourquoi malgré les braillements, les insultes et les expressions calomnieuses balancés à son endroit par une foule de mécontents, recrutés parmi les acteurs du football camerounais, l’homme reste de marbre. C’est à croire que la levée de boucliers survenue au lendemain de l’annonce de façon informelle de sa (supposée) candidature à la tête de l’instance faîtière du football camerounais, semble l’indifférer au plus haut point. La preuve, comme lors de sa reconduction au poste de secrétaire général, on le voit faire des allées et venues entre le hall de la Fécafoot et les escaliers qui conduisent à son bureau, serrant chaleureusement la main aux visiteurs qui l’accostent ou encore aux employés.

Présenté par une certaine presse comme le moteur de plusieurs affaires de détournements et de tripatouillages des listes, le Sg semble minorer toutes ces volées de bois vert qu’il reçoit depuis plus d’un an déjà. Pas un jour ne se passe sans qu’il ne reçoive une bourrasque de la part de ses détracteurs qui brandissent, pour se justifier, sa complicité avec Joseph Owona. Lui préparerait « son poulain » à prendre les rênes du palais de Tsinga. Outre le Syndicat national des footballeurs du Cameroun (Synafoc) qui n’est pas prête à valider (aveuglement) les projets de statut et de Code électoral de la Fécafoot, Prosper Nkou Mvondo, Roger Milla et Abdouraman Hamadou (pour ne citer que ceux-là), voient mal Tombi piloter le navire du football camerounais. Pour eux, l’ancien premier vice-président chargé de l’administration et des Finances de la Ligue de football du Littoral, cité à tort ou à raison dans certains dossiers louches à l’époque de Iya Mohammed, est d’emblée out la course vers le prestigieux trône.

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Conflit d’intérêt

A preuve, dans une récente interview accordée au Messager au sujet des nouveaux textes de la Fécafoot, Abdouraman Hamadou contestait farouchement la légitimité de la candidature éventuelle de Tombi à Roko, au motif que, étant Sg de la Fécafoot, il serait juge et partie au processus électoral et qu’il y aurait, dans ce cas, un grave conflit d’intérêt. Le président de l’Etoile filante de Garoua qui a, en son temps, milité pour la mise sur pied du Comité de normalisation, voit mal que l’ancien trésorier de la Ligue régionale de football du Littoral soit sur la ligne de départ de ces élections qui s’annoncent des plus tumultueuses. En guise de riposte, certains proches du Sg rappellent qu’en matière d’organisation des élections, la Fécafoot ne va pas réinventer la poudre.

Ce d’autant plus que « le prétendu conflit d’intérêt dont parle Abdouraman n’existe que dans son esprit. Car, le secrétaire général n’est pas membre du Comité de normalisation, qui dirige le processus électoral de bout en bout. Le Comité de normalisation s’est, en réalité transformé en commission électorale et ses membres ont été désignés pour superviser le processus dans les 10 régions du Cameroun et le rapporteur général de toutes ces élections n’est autre que Ebénézer Mouloké, membre du Comité de normalisation », confie un proche du Sg. Suffisant pour arriver à la conclusion selon laquelle, Tombi n’est en rien concerné par l’organisation et la tenue des prochaines élections à la Fécafoot. Pour renforcer ce postulat, notre interlocuteur qui parle de la mauvaise foi d’Abdouraman, s’appuie sur l’exemple de la Fifa où depuis 1998, Sepp Blatter, organise les élections auxquelles il prend part sans pour autant qu’on pointe un quelconque conflit d’intérêt de sa part.

Election incontestable

Idem pour Issa Hayatou, président de la Caf et candidat à toutes les élections qui ont suivi son accession en 1988 à la présidence de la Confédération africaine de football. C’est d’ailleurs le lieu, poursuit-il, pour Abdourahman, de fourbir ses armes, de descendre sur le terrain électoral mobiliser ses délégués à l’Assemblée générale du 23 août prochain, pour s’assurer une élection incontestable au poste de président de la Fécafoot qu’il semble tant convoité. Nommé au poste de secrétaire général le 28 juillet 2009, la candidature (envisagée quoique démentie par certains de ses proches) de l’ancien président par intérim de la Ligue de football du Littoral, font de lui, inéluctablement la star de ces élections 2014 à la Fécafoot. Les nouveaux textes lui donnant l’opportunité de se présenter, sa décision n’est plus qu’une affaire de temps. Le jour-j, on saura (enfin) s’il fera ou non, tomber le masque. Tic tac !

© Christian TCHAPMI | Le Messager

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