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Extrême-Nord: Le froid décime la volaille

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Le climat glacial qui sévit depuis quelques semaines favorise la propagation de maladies virales chez les oiseaux. Depuis quelques semaines, c’est un froid glacial qui sévit dans la région de l’Extrême-Nord. Difficile période pour la volaille qui supporte mal cette basse température, facteur très favorable de transmission des maladies, surtout respiratoires. D’où le taux de mortalité élevé constaté ces jours-ci.

D’après le vétérinaire, Mamoudou Mana, délégué d’arrondissement du ministère de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales (Minepia) de Maroua 1er, « plusieurs décès sont déjà enregistrés chez les éleveurs de volaille. Pour l’heure, nous ne pouvons pas encore avancer des statistiques », indique-t-il. Selon l’ingénieur en production animale, Mamadou Yacouba, coordonnateur régional du Programme d’Amélioration de la Productivité Agricole (PAPA) pour l’Extrême-Nord, « généralement pendant la période de froid, durant les mois de novembre à février, l’élevage de la volaille est exposé à la propagation des maladies virales. Il s’agit surtout de la Newcastle ou Pseudopeste aviaire ». Et d’expliquer : « C’est une maladie endémique qui sévit en période de froid.

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Elle est la plus fatale des maladies chez les oiseaux ». Le phénomène est plus remarquable chez les jeunes poulets, parce que la volaille adulte développe une capacité de résistance. Cette situation embarrasse les éleveurs car, révèlent-ils, dès que l’oiseau présente des symptômes de fièvre, accompagnés d’une diarrhée persistante, il n’y a plus rien à faire. Dans les rares cas où ce dernier survit, il développe une résistance et devient un porteur saint et peut transmettre la maladie à ses compagnons.

Pour le délégué d’arrondissement Minepia Maroua 1er , la solution est d’améliorer les conditions de vie dans les fermes par le renforcement du dispositif de chauffage qui doit fonctionner 24h/24. « Surtout, il faut absolument vacciner les oiseaux à l’approche de cette période», précise le vétérinaire. A ces mesures, il faut ajouter une sensibilisation des éleveurs, surtout ceux qui pratiquent l’élevage traditionnel, fait remarquer Mamoudou Mana.

Toutefois, cette situation est une occasion pour faire de bonnes affaires chez les consommateurs. Au marché des poulets situé au quartier Lopéré à Maroua, tout comme chez les vendeurs ambulants, le produit abonde et est vendu à prix réduits. Abdoulaye, l’un des revendeurs, nous informe qu’il lui arrive de liquider un poulet à moins de 1000 F. En temps normal, pour les « poulets du village », il faut débourser entre 1700 et 5000 F. Quant aux poulets de chair, les prix oscillent entre 3000 et 10 000 F, selon la grosseur.

Joël MAMAN

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