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Extrême Nord: Déjà plus de 11000 réfugiés nigérians

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Malgré les efforts du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) et du Gouvernement camerounais, ces réfugiés nigérians et déplacés camerounais fuyant les combats entre la secte islamiste Boko Haram et l’armée camerounaise vivent dans des conditions extrêmement difficiles.

Pendant que les combats s’intensifient entre l’armée camerounaise et les assaillants de la secte islamiste Boko Haram, plusieurs milliers de réfugies nigérians et déplacés camerounais qui ont fui les combats dans les zones de bataille ont pu rallier le camp de Minawou mis en place par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR). A ce jour, ils sont un peu plus de 11000 à avoir trouvé refuge dans cet espace où la vie est devenue un véritable chemin de croix.
En effet, il faut par exemple attendre plusieurs heures pour avoir un peu d’eau, le camp ne disposant que de trois forages pour ses milliers d’occupants. Ce qui a amené le Gouverneur de la Région de l’Extrême Nord, Midjiyawa Bakari à solliciter l’intervention des Sapeurs pompiers de Maroua pour ravitailler à l’aide de leurs camions citernes, ces populations en eau. Sur le plan sanitaire, seul un cabinet de santé composé de trois infirmiers appuyés par des secouristes de la Croix Rouge permet de d’apporter des soins dans un camp où la plupart des personnes arrivent malades et fatigués, après avoir parcouru de nombreux kilomètres pour échapper à la mort. Autres difficultés, l’insuffisance des salles de classes et d’enseignants pour encadrer les élèves dont le nombre est passé de 800 à environ 2500 cette année pour seulement 11 enseignants.
La situation devrait même s’empirer dans les prochaines semaines où le nombre de réfugiés pourrait doubler avec l’arrivée de plusieurs nouveaux locataires en provenance de Kolofata et Mora. Pourtant, il y a deux ans, bien avant que la secte islamiste Boko Haram ne commence à semer la terreur dans l’Extrême Nord, le camp de Minawou ne comptait que 6000 personnes. Le Gouverneur de l’Extrême Nord et la Représentante du HCR au Cameroun, Ndeye Ndiougue Ndour ont effectué hier dimanche, une descente sur le terrain à l’effet de toucher du doigt toutes ces réalités et s’assurer de la mobilisation des pouvoirs publics.Seule bonne nouvelle, cette convergence des déplacés vers le camp de Minawou permet de libérer progressivement les salles de classe occupées par ces derniers dans plusieurs établissements scolaires de cette partie du pays. Les élèves qui ont raté le train de la rentrée scolaire, le 08 septembre dernier pourront finalement retourner à l’école et tenter de rattraper leurs camarades des autres parties du Cameroun.


© Wiliam Tchango

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