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Extrême-Nord: Boko Haram défie le général Claude Meka

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En visite stratégique dans la zone frontalière des affrontements entre l’armée camerounaise et les djihadistes de la secte islamiste nigériane, le chef d’Etat-major des armées a été le témoin d’une guerre  sans merci entre ses hommes et ceux du camp d’en face.

Mission abrégée pour le général Réné Claude Meba à Fotokol, théâtre de violents combats –voici maintenant plusieurs semaines- entre les forces camerounaises et Boko Haram.  Parti apporter, le 23 octobre 2014, son message de réconfort aux soldats de l’opération «Alpha»,  le chef d’Etat-major des armées a dû battre en retraite du côté de Kousséri. «Tout s’est passé comme si la visite du général est venue exciter Boko Haram à pilonner davantage l’armée camerounaise.

Ils continuent de lancer des roquettes sur les positions camerounaises à Fotokol», a indiqué une source basée dans la zone. Ce jour-là, apprendra Le Messager,  l’avion militaire transportant notamment le chef d’Etat-major des armées a atterri dans la zone aux environ de 15h. Au regard de la fureur des combats, la visite (prévue) des postes de l’armée le long de la frontière entre Fotokol et Ngambarou Ngala n’a pas eu lieu. «L’avion du général a précipitamment redécollé pour Kousséri où des recommandations fortes ont été données aux responsables locaux des forces de l’ordre avant son retour à Maroua», ajoute notre source.

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C’est la première visite interrompue du général Réné Claude Méka à l’Extrême-Nord. Toutefois, si l’on en croit certaines indiscrétions proches des forces de sécurité à l’Extrême-Nord, une nouvelle tournée du général dans la zone des combats pourrait survenir dans les prochaines semaines. En dépit de l’acte manqué la semaine dernière, l’armée camerounaise n’aurait en rien baissé la garde. En effet, dans la nuit de vendredi à samedi (24, 25 octobre), elle a repoussé avec succès des tentatives d’incursion sur le territoire camerounais (Fotokol). La colonne de djihadistes repoussée aurait perdu une dizaine d’hommes à la suite de ces combats. «Nous sommes en riposte permanente du fait du contrôle du village frontalier voisin par les terroristes. La situation est  prise au sérieux. Les éléments aux postes ne baissent pas la garde», assure un responsable administratif en poste à Kousséri. La bataille de Fotokol, ajoute ce dernier, n’a visiblement pas livré toutes ses séries.

© Salomon KANKILI | Le Messager

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