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Etude: Il n’y a pas de logements sociaux au Cameroun

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D’après les résultats d’un étude des Actions Solidaires de Soutien aux Organisation et Appui aux libertés  (ASSOAL), il n’y pas de logements sociaux au Cameroun.

Les participants de l’atelier de restitution de l’étude portant sur l’évaluation des critères et des conditions d’accès à l’aide publique au logement au Cameroun sont arrivés à la conclusion qu’il n’y a pas de logement sociaux au Cameroun. «Il s’agissait d’évaluer  la cohérence des politiques d’aide publique de logement en lien avec les exigences du droit au logement. C’est donc une évaluation indépendante et citoyenne des critères et conditions d’attribution desdits logements et parcelles dans le cadre du programme gouvernemental de 10 000 logements», précise Elisabeth Mekoudou Obama, consultante en genre et développement, planification urbaine.

Comme critère permettant l’accès au logement social, il faut relever «le ciblage des bénéficiaires qui sont prioritairement des citoyens au revenu faible; le coût des logements qui doit être à la portée desdits citoyens et tenir compte de la diversité des revenus», explique la consultante. Selon Elisabeth Mekoudou Obama, les logements sociaux doivent disposer des infrastructures sociales de base, (desserte, voirie, hôpitaux, établissements scolaires, aires de jeux, marchés, etc.). Et le critère le plus essentiel c’est l’habitabilité qui conduit certains éléments tels qu’un espace suffisant, une protection contre le froid, l’humidité la chaleur, la pluie et les vecteurs de maladie…

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L’étude observe au regard de ces critères que les dirigeants mettent en place dans leur politique gouvernementale, des programmes pour accompagner les camerounais à l’obtention d’un logement. «Malheureusement dans la réalité, il se trouve que ces dispositifs présentent encore des limites. Au point où on dira que l’effectivité du logement social n’existe pas encore au Cameroun», déplore la consultante, pour qui «lorsque vous avez par exemple un logement de 18 ou 23 millions de FCFA; lorsque vous avez dans les conditions d’éligibilité le paiement au cash; la justification des garanties à travers les revenus, cela s’adresse à des personnes à revenus formels or on sait dans le contexte socioéconomique du Cameroun, que moins de 30 à 40% de camerounais peuvent justifier d’une régularité de revenus. C’est à dire que les 60 à 70% des autres sont exclus».

Géraldine IVAHA

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