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Etoo, Song, Assou Ekotto, Makoun… ou comment jongler avec la double Nationalité ?

Ce que d’aucuns ont baptisé l’affaire Choupo Moting et Matip – n’est pas un cas isolé puisque la sélection nationale senior regorge de plusieurs joueurs qui jouissent de la double nationalité: la camerounaise et la française pour la majorité des cas. C’est connu de tous. Samuel Eto’o Fils possède une double nationalité: camerounaise et espagnole qu’il assume pleinement. Arrivé en Espagne en 1996, l’ancien joueur d’Ucb de Douala aura attendu dix ans, après la signature de son premier contrat professionnel avec le Real Madrid (1997), pour officiellement prêter serment comme citoyen espagnol, en octobre 2007.

Et, malgré le fait qu’il possède la double nationalité espagnole et camerounaise, le quadruple ballon d’or africain continue d’évoluer au sein des Lions indomptables. Tout comme son compatriote et coéquipier Alexandre Song Bilong, qui, bien qu’ayant finalement choisi de porter les couleurs camerounaises au grand dam du maillot français qu’on lui proposait, jouit pleinement des fruits de sa double nationalité.

Puisque le milieu défensif du Fc Barcelone faisait valoir sa nationalité française dans son ancien club, Arsenal, pour bénéficier d’un certain nombre d’avantages. Ce qui lui donné le statut de joueur communautaire, (c’est-à-dire appartenant à l’Union européenne Ndlr). Outre Song Bilong, Stéphane Mbia Etoundi, Jean II Makoun, Landry Nguemo, Charles Itanje, Joseph Désiré Job, Salomon Olembe, utilisent à leur gré, le passeport de leur pays d’origine et celui dont-ils ont bénéficié de la nationalité.

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Que dit alors la Fifa sur le changement de nationalité? L’article 18 de ses statuts dispose que: «Si un joueur possède plusieurs nationalités, en reçoit une nouvelle ou est autorisé à jouer pour plusieurs équipes représentatives en raison de sa nationalité, il peut, une seule fois, obtenir le droit de jouer en match international pour une autre association dont il a la nationalité, conformément aux conditions énumérées ci-après: le joueur n’a pas encore disputé de match international «A» (intégralement ou partiellement) dans le cadre d’une compétition officielle pour l’association dont il relève jusqu’au moment de la demande, et il était déjà au bénéfice de la nationalité qu’il souhaite désormais représenter, au moment de sa première entrée en jeu (intégrale ou partielle) dans un match international d’une compétition officielle; il n’est pas autorisé à jouer pour sa nouvelle association dans toute compétition à laquelle il a déjà participé pour son ancienne association». Faux débat ou simple logique?

Christian TCHAPMI 

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