Features

Est-il possible qu’un anglophone dirige le Cameroun ?

Paul Biya-Ni John Fru Ndi-SDF

Régions minoritaires du pays, rattachées au Nigéria voisin grâce au « pidgin » qu’ils véhiculent tous, les ressortissants de la partie anglophone du Cameroun se retrouvent sur toutes les sphères de l’administration, du gouvernement et des institutions Républicaines. Mais leur seule préoccupation c’est le pouvoir.

Ils voulaient être un Etat à part entière sous protectorat britannique. Par la suite avec le Cameroun sous un mandat de la SDN, il a récupéré cette partie du pays rattachée au Nigéria par la KNDP. Leur capitale était Buea avec une décision du Cameroun dans la partie orientale. L’ampleur de cette situation politique inquiétante du Cameroun a été soldée par la commémoration des cinquantenaires de la réunification des deux Cameroun. Jusque-là, les tendances scissionnistes des peuples anglophones retentissent encore et s’érigent actuellement en parti politique, question de continuer à exprimer leur sentiment par le biais des libertés politiques. Bien plus, la division du pays en 10 régions par nos deux  premiers chefs d’Etat n’a pas empêché à ces peuples de manifester leur volonté de se soustraire plusieurs fois. Ainsi, grands hommes d’affaires, opérateurs économiques, grands représentant des institutions républicaines, membres du gouvernement, gouverneurs, préfets, ambassadeurs et directeurs généraux, une bonne partie du gâteau national leur est attribué sans contrainte.

Les parties politiques de leur contrôle sont : le SDF, le CPP et bien d’autres qui ont de la peine à s’imposer sur la scène nationale. Au sujet du pouvoir politique, le fauteuil présidentiel au Cameroun s’obtient par la voie des urnes, des élections démocratiques au suffrage universel direct et secret départagent les candidats issus des partis politiques dans tout le pays. Des hommes forts au coeur des grandes idées dans le sens du développement et de la paix ont la capacité de persuader les populations pour leur faire confiance. Au Cameroun, il n’y a pas de tribu gouvernante, ni tribu gouvernée en moins d’ethnie majoritaire comme dans d’autres pays africains. Raison pour laquelle aucune communauté n’est exclue dans la capacité ou la possibilité de diriger ce pays.

Le bilinguisme participe t-il au foisonnement de l’unité nationale ?

Nous suivre ►► Facebook   Twitter   Instagram   Youtube 

Le regret porte que chez les peuples anglophones, l’utilisation du ‘’pidjin’’ est interprétée comme faisant partir d’un Cameroun à part. Pendant que le Francophone s’attèlent à maitriser l’anglais pour un Cameroun émergent. Dans certaines structures des régions anglophones, tout se véhicule en anglais, aucun effort n’est perceptible pour causer le français. Ce qui peut être un véritable frein pour ces gens d’oser temporiser le pouvoir politique par voie d’élection. Pendant ses campagnes politiques, le chairman du SDF, Ni John Fru Ndi n’a jamais prononcé un mot français pour persuader les électeurs, parfois il fait recours à un interprète qui ne transmet pas toujours ce que l’harangueur de foule voudrait dire. Il faut tout de même reconnaitre les efforts et sacrifices du chef de l’Etat dans l’interprétation des anglophones au chef de l’Etat. Ainsi, depuis 1992 jusqu’à nos jours, le gouvernement centrale a à sa tête un anglophone recensé entre Simon Achidi Ashu entre 1992-1996. Peter Mafany Musongue entre 1996-2004. Inoni Ephraim entre 2004-2009. Et Yang Philémon entre 2009-2015. Il faut noter que ces gens qui dirigent l’immeuble étoile n’ont pas manqué d’injecter leurs frères et soeurs dans les secteurs névralgiques du pays par exemple le trésor public, le NTIC, les structures pétrolières et bien d’autres entreprises.

Quel anglophone à la présidence ?

La question baloué tous les pronostics d’un chairman du SDF pour briguer le mandat présidentiel de toutes les tumultes. Après cette défaite qui avait du mal à être acceptée devant Paul Biya, Fru Ndi n’a fourni aucun effort pour s’imposer en parti d’opposition leader. Au fur et à mesure que les années passent, l’homme perd en popularité parce que soupçonné d’un penchant vers le gain. Le SDF principal parti d’opposition a à sa tête un homme encré dans les calculs arithmétiques qui écrase sur son chemin toute velléité de le succéder. En réalité faudra t-il un autre homme à la tête de ce parti pour que le jeu politique au Cameroun redresse son ardeur et son charme ? S’agissant du député Joshua Oshi, tout le monde s’accorde à reconnaître les talents politiques de cette valeur sûre du SDF mais il lui reste une chose, ce courage d’oser revendiquer sa place confisquée par le chairman avancé en âge et incapable d’inquiéter encore le vieux régime de Yaoundé.

 

Populaires cette semaine

To Top