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Escroquerie au collège de la retraite: Le principal épinglé

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Il s’agit d’une histoire rocambolesque orchestrée par le maître des lieux qui dirige le collège de la Retraite au mépris de l’orthodoxie en matière de gestion scolaire. Pour avoir été absent pendant 4 jours de cours lors des congés de Noël, les élèves des classes d’examen sont traduits à un conseil de discipline extraordinaire. Selon des sources crédibles, pendant que les parents convoqués s’attendent à des sanctions disciplinaires prévus par le règlement intérieur, Abraham Ndongo Minkala, le principal qui, depuis 2 ans qu’il est à la tête de l’institution, a transformé le collège non seulement en bêtisier, mais en comptoir, propose que chaque parent verse la somme de 10 000 FCFA, supposant que les cours seront refaits.Or, selon certains parents d’élèves approchés, ces cours sont déjà organisés pour les mêmes élèves et déjà payés par ces derniers. Certains même au moment de l’inscription ont versé outre l’écolage, la somme de 90 000 FCFA représentant les frais des cours de soutien, soit 10 000 FCFA par mois pour les cours qui s’organisent en à peine 7 mois. De quoi faire perdre le latin à certains parents d’élèves qui se demandent s’il s’agit d’une nouvelle règle de fonctionnement décidée lors des états généraux du collège tenus le 21 décembre 2013? La réponse se trouve soit chez le principal lui-même, soit chez l’administrateur apostolique, Mgr Jean Mbarga, qui aurait affamé le principal du collège en lui retirant la gestion des finances de l’établissement.

Seulement joint au téléphone vendredi dernier, Mgr Jean Mbarga indique sans équivoque qu’il ne met pas ses pieds au collège de la Retraite et que c’est le principal qui devrait nous dire à quoi retourne tout ce qui se dit sur le collège. Pour ce parent qui a requis l’anonymat, tout ce qui se raconte dans cette affaire d’escroquerie ouverte au collège de la Retraite provient de la méthode Abraham Ndongo Minkala qui ne serait pas à sa première expérience.

Etats financiers

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Pour mémoire, nos sources indiquent que l’année dernière, 2 cahiers de texte et d’appel de la classe de terminale D2 ayant disparu, le principal aurait convoqué les parents des élèves de la classe et aurait exigé que chaque parent verse la somme de 10 000 FCFA. Sur un effectif de 66 élèves, pour 2 cahiers égarés valant à peine 10 000 FCFA, les parents ont payé 660.000 FCFA. Où va cet argent? Personne n’en dit mot. Mais, il semble clair que ni le personnel, ni l’institution n’en bénéficie. Car actuellement, le collège est en récession et on demande au personnel de supporter et de fournir un effort pour le bien de l’Eglise. Certainement cette manne aurait-elle servi à acheter la peinture qui a donné au collège un visage neuf? Que nenni, rétorque un proche collaborateur d’Abraham Ndongo Minkala. La peinture qui était facturée dans le budget du collège par le principal, serait l’œuvre de certains parents bienfaiteurs. De sources sûres, le principal déclare à qui veut l’entendre que ce pactole qu’il convient bien d’appeler prébende, est versé dans les caisses de l’archidiocèse pour la préparation de l’installation canonique de Mgr Jean Mbarga comme archevêque de Yaoundé. Faux. Rétorque-t-on dans l’entourage de Mgr Jean Mbarga où l’on indique encore seul le principal Abraham Ndongo Minkala est responsable de ce qui se passe au collège de la Retraite.

Selon des sources exclusives à La Nouvelle, l’autre vérité est qu’en pleine assemblée générale de rentrée du 2ème trimestre, le principal Abraham Ndongo Minkala rappelait à un de ses collaborateurs qui lui reprochait de rouler carrosse et d’émarger dans tous les états financiers du collège (cours de soutien, mini-session etc.), qu’il est respecté par l’archidiocèse parce qu’il fait entrer beaucoup d’argent. Qu’il le fasse ou non, c’est pour le bien de l’Eglise. Mais est-ce en pressurant les parents? Se demande un groupe de parents d’élèves. Non, il y va de l’image de l’institution. Les sœurs du Saint esprit, fondatrices de l’institution ou les sœurs de la Retraite, successeurs des premières religieuses, en entendant une telle nouvelle, se retourneraient dans leur tombe. A quoi doit-on s’attendre encore dans les jours à venir quand on parle déjà dans les coulisses d’un scandale dans la vente des tenues scolaires avec une croustillante histoire de dessous de jupe? Nous y reviendrons.


François Owona

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