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Epervier : Bello Bouba Maïgari dans le viseur du TCS

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Depuis le déclenchement d’une nouvelle étape dans l’assainissement des mœurs et la lutte contre les détournements et la corruption, aucun dirigeant de parti d’opposition n’a encore été inquiété. De sources bien introduites, cela fait seulement quelques mois qu’une correspondance aurait été envoyée au Chef de l’Etat pour l’ouverture d’une instruction judiciaire contre l’actuel Ministre du Tourisme et des Loisirs. Bientôt interpellé pour répondre de nombreuses présomptions de détournements en coaction avec plusieurs collaborateurs, Bello Bouba Maïgari serait pour l’instant en sursis.

Pour ce qui concerne les différentes affaires qui concernent Bello Bouba Maïgari, une source affirme que pour l’instant les enquêtes très avancées au Tribunal Criminel Spécial établissent à ce jour des implications dans plusieurs affaires. Récemment cité dans l’achat des MA60 lorsqu’il était encore Ministre des Transports, l’envoi par le Chef de l’Etat de certains collaborateurs en Chine viserait selon quelques indiscrétions à déterminer jusqu’où les implications ont été dans cette sulfureuse affaire.

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Parlant de cet achat, stupéfaction a été de constater que les deux avions réceptionnés avaient des immatriculations militaires. D’où sortaient-ils ? D’après nos informations le premier était immatriculé TJX-SD et le second TJX-SE. Le TJ étant le sigle simplifié « Tango » « Juliet ». Une odeur de prébendes se dégageant des différentes tractations devraient dévoiler la mafia qui aura orienté l’acquisition de ces avions refusés dans plusieurs pays.

A part ces soupçons de corruptions, le Ministre du Tourisme et des Loisirs est mêlé dans l’affaire SOFREPOST. Si la messe semble être dite, plusieurs informations font état d’attente d’instructions pour interpeller l’ancien Ministre des Postes et télécommunications pour répondre des faits qui lui sont reprochés.  Les contingences politiques étant sans aucun doute l’argument avancé.

Dans le camp du leader de L’UNDP, personne ne semble paniquer ou s’alarmer. Les liens politiques devant, selon eux, prôner sur ces « petites fautes » de gestion. Encore qu’ils avancent qu’il serait possible, d’après eux, de rembourser. Mais à quelle proportion ? Et est-ce que jusqu’aujourd’hui un inculpé ait pu rembourser 1 milliard de Fcfa ou plus ? Affaire à suivre.

© camer.be : Yannick Ebosse

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