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Enseignement catholique : les maîtres d’écoles dénoncent des licenciements abusifs

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Si rien n’est fait d’ici le 15 mars 2016, le Syndicat national des travailleurs des établissements scolaires privés du Cameroun (SYNTESPRIC) va manifester pacifiquement à Douala. C’est ce qui ressort d’une correspondance dont Camerpost a reçu copie mercredi le 9 mars dernier et qui est adressée au Ministère du Travail et de la sécurité sociale, Ministère de l’Education de base, à l’Archevêque de Douala, au Préfet du département du Wouri, à la délégation générale de la sûreté nationale et autres instances.

Les maîtres dénoncent les licenciements abusifs dont ils sont victimes. Et protestent contre les motifs de ces sanctions. Notamment l’organisation, incitation et participation à une grève illégale ; – l’utilisation des enfants à des fins subversives ; – l’entrave à la liberté du travail ; – le trouble à l’ordre public matérialisé par le barrage de la voie publique empêchant aux paisibles citoyens de vaquer à leurs occupations ; – l’atteinte religieuse d’un lieu de culte ; – l’insubordination. Autant de volets qui frustrent les enseignants, par ailleurs, désireux du respect de la Conventioncollective.

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Par ailleurs, d’après le Syndicat des travailleurs des établissements scolaires privés du Cameroun, la Convention collective de l’enseignant privé n’est toujours pas signée à ce jour. Pourtant, apprend-t-on, le 20 août 2013, le Premier Ministre Chef du Gouvernement a adressé une correspondance au Ministre du Travail et de la Sécurité sociale pour que la Commission Mixte paritaire chargée de la négociation de cette convention soit élargie aux représentants des Ministres de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, du Commerce, de l’Education de base, des Enseignements secondaires, des Finances, de l’Enseignement supérieur puis Fonction publique et de la Réforme administrative.

Cette commission a rendu sa copie, dit-on, le 14 octobre 2014, malheureusement la convention n’est pas signée. Voilà pourquoi : « le SYNTESPRIC lance un appel au Gouvernement pour la signature de la convention collective de l’enseignement privé. Les enseignants travaillent dans des conditions précaires, subissent la pression du régime, les affres des fondateurs, le mépris des parents et de leur progéniture…dans ces conditions, il est très difficile d’assurer une éducation de qualité contribuant au développement durable ».

Linda Mbiapa

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