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Enregistrements illégaux : une hôtesse de l’air de Camair-co prise la main dans le sac

Camair-Co-hotesse

La scène s’est déroulée il y a exactement une semaine, dans une étude de notaire à Douala. Surprise en train d’enregistrer une conversation non autorisée avec le clerc de service, Marie-Christine Molu a été sommée d’arrêter cette activité illégale. Avec l’intervention musclée des vigiles appelés en renfort contre le refus d’obtempérer de cette cliente « hors normes ». Ambiance !

La journée du 3 septembre 2015 restera à jamais gravée dans la mémoire du personnel de l’étude de Maître Marcelline  Enganalim, notaire réputée dans la ville de Douala. Sa prestigieuse étude située à Bali a connu la visite d’une cliente non moins prestigieuse également, en la personne de Marie-Christine Molu, très connue dans les milieux de la presse camerounaise. Ayant échappé au marquage d’un confrère de Douala, en l’occurrence «Le Jeune Enquêteur» de Casimir Désiré Tagne, qui la filait encore du côté de Lagos où elle officie désormais en qualité de chef d’agence Camair-Co de cette grande métropole, Marie-Christine Molu est venue à coup sûr effectuer certaines transactions chez « son » notaire.

Quoi de plus normal pour une « personne d’affaires » disposant de plusieurs activités lucratives parallèles ! C’est dans cette logique que faute de pouvoir rencontrer Me Enganalim en personne, Marie-Christine Molu se fera recevoir par un jeune clerc, collaborateur direct de la notaire. La conversation ouverte entre le clerc et cette cliente peu ordinaire tournera très vite au vinaigre quand du bas de l’immeuble, on entendra la grande tonalité de cette ferme mise en garde : «Qui vous donne l’ordre d’enregistrer la conversation d’un notaire sans son consentement ? Voulez-vous que j’appelle la gendarmerie pour vous contraindre à vous expliquer sur cette pratique interdite par la loi ? Qu’est-ce qui vous arrive ?  Remettez-moi vite ce dictaphone !!!».

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À l’écoute de cette mise en garde musclée, les vigiles de l’immeuble ont vite volé à la rescousse du jeune clerc manifestement mis hors de lui par une cliente qui est venue certainement glaner certaines informations professionnelles précieuses. Le jeune clerc avait découvert la manipulation discrète d’un dictaphone qui enregistrait leur conversation, d’où son courroux démesuré. Toutefois, la tâche n’aura pas été facile pour les vigiles qui finiront par récupérer l’enregistrement querellé contre une bagarre en bonne et due forme. L’enregistrement détruit, l’hôtesse de l’air neutralisée n’hésitera pas à s’excuser auprès du personnel de l’étude en ces termes : « la perte de mémoire m’oblige ces derniers temps à enregistrer tous mes interlocuteurs sur le plan professionnel. Cela m’empêche d’oublier les aspects importants d’une conversation ».

Excuse facile ! Toutefois, a-t-on le droit d’enregistrer un interlocuteur sans son consentement ? Depuis les enregistrements de notre confrère du quotidien Le Jour, beaucoup de personnes se sont lancées dans cette activité dangereuse au Cameroun. Une activité qui prépare au chantage et au trafic d’influence. Et quand une femme de cette trempe, de surcroît mariée au Nigeria, disparaît pour de telles activités loin de son mari, que doit-on comprendre ? Les interlocuteurs professionnels ou non de cette dame savent-ils qu’ils sont enregistrés. Alerte généralisée à tous ceux qui se laissent aller dans les ébats sans précaution à côté des femmes enregistreuses de conversation. Décidément, le dehors est mauvais !

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