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En fuite face à Boko Haram, 20000 Nigérians réfugiés au Cameroun

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Selon le gouverneur de la région de l’Extrême-nord, tous sont installés au camp de Minawou avec l’aide du Haut commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés (Hcr). La région de Fotokol, dans le Mayo-sava, compte encore 5000 réfugiés dont 2000 Tchadiens.

«Tous les réfugiés sont au camp de Minawou», assure Midjiyawa Bakary, le gouverneur de la région de l’Extrême-nord qui s’exprimait en marge de la première conférence semestrielle des gouverneurs de région au titre de l’exercice 2014. «Au jour d’aujourd’hui, affirme le n°1 de la région en pointe dans la guerre contre Boko Haram, de Fotokol à Mora dans le Mayo Sava, il n’y a aucun réfréfugié. « Pour ceux qui se trouvent à Fotokol, leur transfèrement commencera demain (aujourd’hui. Ndlr). Ils sont 5000 dont 2000 Tchadiens qui sont en transit et qui seront remis aux autorités de leur pays». Le reste de ce contingent sera installé au camp Minawou. Le gouverneur assure que « d’ici la fin de la semaine, il n’y aura plus aucun réfugié dehors», et estime à près de 20.000 le nombre de personnes ayant fui les exactions des islamistes de Boko Haram au Nigeria et qui se trouvent au Cameroun.

L’afflux des réfugiés au Cameroun

Par ailleurs, l’ancien gouverneur de la région de l’Ouest soutient que la situation sécuritaire dans l’Extrême-Nord est «calme ». «Les éleveurs et les agriculteurs sont retournés à leurs occupations à la faveur des pluies, et la rentrée scolaire a eu lieu». Midjiyawa Bakary évalue d’ailleurs à « 85% » le taux de fréquentation des établissements en ce début de rentrée scolaire, rejetant les 15% restant sur les difficultés financières et non sur la peur des parents, et des enseignants, de tenir les classes. Le gouverneur affiche son assurance : tout est sous contrôle dans son unité administrative. Le renforcement des capacités des forces de défense permettent d’enrayer la menace djihadiste et les mesures sanitaires prises contre la propagation du virus à fièvre hémorragique Ebola permettent d’en prévenir l’entrée sur le sol camerounais.

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Les défis sécuritaires et sanitaires sont en ce moment en discussion au sein de la première conférence des gouverneurs de région à Yaoundé. Pendant trois jours, l’institution préfectorale va plancher sur le thème « autorités administratives, défis sécuritaires, risques sanitaires actuels et mise en œuvre des projets structurants ». Le délégué général à la Sûreté nationale va exposer devant les gouverneurs sur la gestion du renseignement dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, tandis que son collègue de la Santé publique tiendra une communication sur les risques sanitaires actuels, Ebola et le choléra en première ligne. Pour les gouverneurs également, la direction de la Protection civile au ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation va deviser sur la gestion de l’afflux des réfugiés au Cameroun. Un programme taillé sur les menaces auxquelles fait face le Cameroun en ce moment, le pays devant gérer les contrecoups des agitations sociopolitiques de ses turbulents voisins.

Ludovic AMARA (Stagiaire)| Le Messager

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