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Emballages Plastiques : Le non biodégradable résiste à Douala

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Malgré sa non-conformité, ils pullulent toujours dans les marchés de la capitale économique. Plus d’un an après leur interdiction, les emballages non biodégradables (plastiques) sont toujours en circulation dans les marchés.

A Douala, commerçants et détaillants se font livrer ou se ravitaillent le plus souvent au marché Mboppi. C’est le cas de maman Grâce, qui tient une épicerie au quartier New-bell.« J’achète mes plastiques à Mboppi quand je vais pour m’approvisionner. J’achète là-bas au prix de gros, à des prix raisonnables. Et quelque fois, je prends ça chez les petits détaillants ambulants », affirme la quinquagénaire, un sourire en coin. Au marché Central, quelques grossistes en vendent aussi. A défaut des tenanciers de grandes boutiques, l’on peut s’approvisionner également chez les petits commerçants ambulants. Au vu et au su de tous, ces jeunes gens arpentent les rues et les artères de la ville, leurs petits ballots de plastiques blancs, noirs, ou encore raillés noir-jaunes en main et sur la tête. Le client a également le choix entre les petits et les gros. Il suffit de demander pour être servi illico presto. Et en ce moment de grandes vacances scolaires, le secteur s’est enrichi de nouveaux vendeurs.

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La vente des emballages plastiques se porte bien, laisse entendre un vendeur ambulant rencontré au marché Congo. A en croire Hugues Simo, la vingtaine révolue, la crainte d’être arrêté et privé de sa marchandise n’a pas disparue. Mais ses appréhensions ne sont plus aussi grandes qu’au début de la mise à exécution de l’interdiction, au lendemain  du 24 avril 2014. Car, les contrôles sont inexistants aujourd’hui, nous avoue-t-il. Ce que corroborent quelques grossistes rencontrés au marché Mboppi lundi. « C’est partout au marché ma fille. Vous-même vous ne voyez pas ? On vend ! Et plus en cachette », se réjouit une grossiste. « Au début, les gens venaient arracher. Mais depuis, plus rien ! », ajoute notre interlocutrice visiblement ravie de ne plus recevoir la visite des contrôleurs comme c’était le cas lors de l’entrée en vigueur de cette interdiction. En effet, un tour dans le marché confirme les dires de notre interlocutrice. Sur les étals et présentoirs, à l’extérieur comme à l’intérieur, les emballages plastiques non conformes sont exposés.

Or, depuis le 24 avril 2014, la fabrication, l’importation et la commercialisation des emballages non biodégradables est interdite. Une interdiction qui, durant un moment, a juste freiné l’activité dans ce secteur, sans pour autant l’arrêter. Après usage, c’est dans les poubelles, les caniveaux et les décharges que ces emballages non conformes s’entassent. A ce jour, seuls les pharmacies, les supermarchés et autres grands espaces commerciaux qui se sont réellement arrimés à Douala. Ces derniers, utilisent soient des emballages plastiques de plus de 60 microns, soient en papier.

Marthe Ndiang

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