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Eliminatoires «Brésil 2014»: Les Lions et le mythe du Stade Ahmadou Ahidjo

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Une fois encore, c’est dans la mythique cuvette de Mfandena que se négociera leur qualification à la coupe du monde face aux Aigles de Carthage de Tunisie, après le nul (0-0) obtenu à l’aller dimanche dernier à Radés.

A sa simple évocation, le stade omnisports Ahmadou Ahidjo donne quelques frissons aux nombreux supporteurs des Lions indomptables, surtout, lorsqu’il s’agit d’une rencontre internationale, qui plus est, une qualification à une compétition d’envergure comme la Coupe du monde. En ceci que, le mythique rectangle vert de «Mfandena» constitue souvent autant une passerelle pour Samuel Eto’o et ses coéquipiers, qu’un mouroir.

En témoigne, et ça reste de vifs, souvenirs dans les esprits, les éliminations des Lions face aux Pharaons d’Egypte en 2005 dans la course au Mondial de 2006 en Allemagne, tout comme celle contre les Requins bleus du Cap-Vert l’année dernière, en éliminatoires de la Can 2013 en Afrique du Sud. Evidemment, les Camerounais n’aimeraient plus que l’histoire bégaie pour la Coupe du monde, «Brésil 2014» à venir.

Pour cela, les Lions indomptables se doivent absolument de bien négocier leur ticket qualificatif face aux Aigles de Carthage le 17 novembre prochain dans l’antre du stade Ahmadou Ahidjo, en match retour du dernier tour des éliminatoires à la compétition. Une victoire et rien qu’une victoire, peu importe le score, enverrait directement, Samuel Eto’o et ses coéquipiers explorer les belles plages du Brésil et sa population – cosmopolite. Mais, il faudra surtout éviter de se présenter avec le zèle de l’équipe hôte qui, à tout moment, peut se faire surprendre par un but en ouverture, comme ce fut le cas contre les Requins bleus ici à Yaoundé il y a un an.

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Il est aussi indéniable que pour parvenir au résultat escompté, les Lions doivent élaborer un jeu un cran au-dessus de ce qu’ils ont produit dimanche dernier à Radés contre les aigles, avec pour seul souci d’inscrire au moins un but.

Et pour y parvenir, l’encadrement technique devra jouer à fond sa carte, en opérant des choix à même de relever le défi de la qualification. Mais également, en misant sur un groupe confiant et conscient de l’enjeu de ce match couperet. Au vu de la rencontre aller, il est clair que des ajustements s’imposent dans quasiment tous les compartiments du jeu, avec en prime le compartiment offensif de l’équipe où le sélectionneur national, Volker Finke, n’a toujours pas trouvé d’appui au capitaine Samuel Eto’o.

Pourtant, le technicien allemand dispose d’attaquants aux profils variés et en verve en club mais, qui pour la plupart ne parviennent toujours pas à faire l’unanimité en sélection. Il en est de même pour le milieu de terrain qui continue à souffrir de l’absence d’un véritable meneur de jeu capable d’organiser le jeu camerounais et de s’offrir par moment le luxe d’allumer la mèche, même à l’insu des attaquants.

Le compartiment défensif n’est pas en reste. Si l’axe de la défense apporte déjà des satisfactions en dépit de quelques erreurs, les postes d’arrières gauche et droite posent un gros souci à l’équipe car, ils font encore partie des secteurs de jeu où l’encadrement technique expérimente des joueurs à vocation défensive; ils sont pour la plupart du temps, les principales entrées des attaquants adverses dans le camp camerounais. D’où, l’urgence d’une réflexion mûrie entre Volker Finke et ses collaborateurs avant le match décisif du 17 novembre prochain, tant le patron des lions reconnait que «ce sera ouvert pour les deux équipes».

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