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Des éléments du BIR tuent deux villageois

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Des colonnes du Quotidien Emergence édition du 30 mai 2016, on apprend que les nommés Abdou et Moussa sont passés de vie à trépas «à la suite d’une bastonnade de quatre éléments non identifiés du 5e bataillon d’Intervention Rapide». Ces villageois étaient alors respectivement âgés de 24 et 19 ans. Le journal raconte que le tragique évènement a eu lieu le 28 mai dernier au village Nom-Kandi dans l’Arrondissement de Ngan-Ha, Département de la Vina. Nous sommes dans la région de l’Adamaoua.

A en croire des sources rencontrées par le quotidien, «tout serait parti du vol de la somme de 5 OOO Francs CFA chez une dame par le nommé Moussa». Les éléments du Bataillon d’Intervention Rapide (BIR) en détachement dans le village, mis au courant de la situation, vont se rendre chez le supposé voleur. C’est en compagnie de son ami Abdou que ces derniers vont le retrouver. Dans les colonnes du journal, il est écrit que le jeune Moussa va reconnaître les faits. Cependant, il va préciser aux éléments du BIR que son ami n’y est pour rien.

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Son aveu, selon des sources, ne va pas empêcher aux éléments du BIR d’épargner Abdou. «Ils leur marchent dessus en chantant. Ils sont d’abord mis à genoux par les militaires. Puis s’en suit une bastonnade. À tour de rôle les soldats les ont roués de coups. Aux environs de 14 heures, Moussa ne respire plus, mais les militaires poursuivent la bastonnade», raconte un témoin.

Pour les autorités jointes au téléphone par le journal, parmi lesquelles le Chef du village et Kildadi Boukar, le Gouverneur de l’Adamaoua, il est question pour le moment de mener des enquêtes sur cette affaire. Toutefois précise le journal «les militaires manœuvrent pour étouffer l’affaire. Les jeunes menacent de se faire justice si la vérité n’est pas révélée aux autorités compétentes».

Liliane J. Ndangue

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