La société de distribution d’énergie est dans la peine conséquence, de nombreux délestages plongent constamment Yaoundé et d’autres villes dans le noir . Depuis quelques jours la vie est au ralenti dans certaines entreprises. Dans les grandes plateformes c’est et ménages c’est le calvaire total avec le noir qui a élu difficile. En ville, les petits débrouillards des salons de coiffure, les tenanciers de secrétariats se tournent les pouces et sont presqu’envoyés au chômage. Dans les débits de boisson aussi on se plaint des bières qui ne sont plus glacées, les responsables des poissonneries également sont en larme avec des décompositions en cascade qui sont enregistrées dans leurs stocks.

Du coté des ménages, c’est également le calvaire. Difficile pour les ménagères d’assurer leurs tâches de repassage. Les élèves aussi en plein examen, ont de la peine à réviser…Toujours dans ces ménages, les femmes ont perdu leurs exercice préféré de regarder les séries télévisées. Idem pour les habitués des chaines de radios urbaines  émettant dans la cité capitale avec des radios plongées dans le silence. Ces malheurs dont la liste n’est pas exhaustive, sont l’oeuvre d’ Eneo Cameroun. La société de distribution d’énergie qui a succédé à Aes Sonel ne parvient plus à satisfaire la demande. Pour contourner ces misères, les plus nantis en ville ont vite d’adopté d’autres solutions palliatives. C’est le cas des générateurs de courant électrique c’est ainsi des que partout en ville des vrombissements d’engin sont attendus jusqu’à casser le tympan.

Nous suivre ►► Facebook   Twitter   Instagram   Youtube 

Vendredi dernier au cours d’une session extraordinaire du comité d’étiage présidée par le ministre de l’Eau et de l’énergie Basile Atangana au sujet des graves perturbations enregistrées dans la fourniture de l’électricité dans certaines villes du Cameroun, le directeur général d’ Eneo a expliqué que les délestages actuels sont dus au fait que la production d’énergie est en baisse de 150 mégawatts à cause du débit devenu lent dans les fleuves Sanaga et Songloulou. Autre justification d’ Eneo « le refus » de la société Agrego de lancer le fonctionnement de la Centrale thermique d’Ahala. Pourquoi alors?


Seulement et c’est la grosse surprise, les travaux de cette session n’ont garanti aucune perspective en terme de sortie de crise. Le ministre s’étant contenté de demander aux responsables d’informer plus sur les délestages afin que les ménages sachent bien à quoi s’en tenir. Au regard de tout ceci, il est clair que cette situation qui va encore durer des jours, a de graves conséquences sur plusieurs plans. Au plan économique, il y a des manques à gagner des commerçants qui ne peuvent plus écouler tous leurs produits. « C’est une situation malheureuse que nous vivons. Toute la semaine dernière, je n’ai fait aucune entrée et pourtant je paie cet espace » déclare Pierre D, responsable d’un cyber café au quartier Cité verte.

Un autre gérant de cyber nous a dit hors micro qu’il a du payer un groupe électrogène, même si cela a d’autres incidences dans le budget a-t-il reconnu. Sur un autre plan, les dégâts causés par les délestages d’Eneo ont eu des conséquences dangereuses. Notamment l’utilisation des bougies qui n’arrêtent pas de causer des incendies. Face à cette situation, les camerounais ne savent plus à quel sain se vouer. Sur des réseaux sociaux, il semble que cette colère a augmenté d’un cran au regard des messages lus à l’encontre de cette entreprise Britannique, « Je pisse sur Eneo et rien ne me fait »

Grégoire Ntsama