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Elections à la Fecafoot: Les candidats recalés saisissent la FIFA

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Joseph Antoine Bell et Cie demandent à l’instance du football mondial d’enquêter sur le processus électoral querellé à la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) .

En dépit du report des élections à la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) initialement programmées le 29 novembre dernier, les acteurs du processus continuent à nourrir l’actualité tout au tour. La tension a relativement baissé depuis l’atermoiement exigé par la Fédération internationale de football association (Fifa), mais les cinq candidats recalés par la Commission électorale de la Fecafoot n’entendent pas lâcher du lest. D’ailleurs, Joseph-Antoine Bell, Jules Nyongha, Robert Penne, Robert Atah et Brigitte Mebande viennent de saisir l’instance faîtière du football mondial, à l’effet d’exprimer davantage leur frustration, et de lui formuler quelques doléances qui permettraient selon eux d’en finir avec la situation confuse qui entoure le processus depuis son enclenchement.

Dans une correspondance adressée à Jérôme Valcke le Secrétaire de la Fifa et datée du 8 décembre dernier, les cinq personnes suscitées écrivent : «Nous vous suggérons humblement de bien vouloir dépêcher au Cameroun, dans les délais les plus raisonnables, et de préférence avant la fin du mois de décembre 2014, une commission d’enquête». D’après les signataires du document, ladite commission «devra rencontrer toutes les parties prenantes, évaluera l’écart entre les statuts et la pratique lors du processus électoral querellé, vous édifiera sur le degré de fiabilité dudit processus en panne en panne depuis 2013», ont-il écrit à Jérôme Valcke, non sans récuser les émissaires envoyés par l’instance pour suivre les crises antérieures à la fédération : «Nous vous suggérons enfin d’envoyer dorénavant au Cameroun des observateurs impartiaux pour superviser le processus électoral depuis la base». En parlant d’observateurs impartiaux, les requérants font sans doute  allusion aux présences antérieures du Portugais Primo Corvaro qui était jusqu’à lors, les yeux et les oreilles de la Fifa dans l’ensemble du processus de normalisation mis en branle au lendemain de la crise qui a conduit à l’annulation des élections du 13 juin 2013.

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Tombi toujours aussi redouté

En outre, Joseph Antoine Bell et ses compagnons n’ont pas manqué de souligner en gras la seule candidature retenue, celle de Tombi A Roko Sidiki, qu’ils n’ont cessé de vomir depuis le début du processus. Ils considèrent le Secrétaire général de la Fécafoot comme «rapporteur attitré de la commission électorale», qui selon eux, devrait démissionner de ses fonctions avant l’enclenchement du processus. Et pour ce faire, sa candidature s’apparente d’après eux à «un délit d’initié», et constitue la principale raison du blocage qui incite à la grogne populaire.

En effet, les plaignants ne manquent pas également de jeter en pâture l’ensemble de l’œuvre du Comité de normalisation, sur le dos de qui ils mettent la création d’une centaine de clubs fictifs dans les ligues départementales à des fins électoralistes ; la participation éhontée aux opérations de vote, de personnes dont les responsabilités fédérales sont incompatibles avec le statut d’électeur ; les bagarres et voies de faits sur les délégués électeurs ; des hold-up électoraux sous forte protection policière et militaire… Cette requête des recalés est en annexe d’un document de 16 pages intitulé «Avant et pendant la normalisation, une Fécafoot anormale». Il est consacré à un état des lieux de la fédération avant l’arrivée du Comité de normalisation, et des faits d’armes qui ont rythmé ses seize mois d’exercice au sein de l’instance du football national. Ledit document a été distribué hier aux députés lors la clôture de la session de novembre-décembre à l’Assemblée nationale.

Yannick Kenné, stagiaire

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