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Effort de guerre contre Boko Haram: près de 158 millions cotisés par le Sud

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«A l’unisson avec tous les autres Camerounais, le Sud dit non au barbarisme et à la dictature du Sang. Le Sud condamne sans réserve les exactions ignominieuses du groupe terroriste Boko Haram». Voilà, entre autres, des banderoles qui ont été dressées à l’esplanade de la préfecture du Dja-et-Lobo, cadre de la cérémonie d’hommage des forces vives de la région du Sud à Paul Biya, ainsi qu’aux forces armées au front, vendredi dernier.

Du doyen et patriarche Jean Foumane Akam, qui plus auréolé de la qualité de porte-parole des populations du Sud, «La région du Sud a cotisé la somme de 157.868.150 francs Cfa». Et comme si cela n’étant pas suffisant, en nature, plus de 2 000 tonnes de denrées alimentaires ont été collectées, pour les forces de défense et de sécurité en guerre à l’Extrême-Nord : la banane (plantain et douce), le manioc, l’arachide, le riz, le macabo, le maïs, l’eau minérale, les fruits frais, l’huile végétale raffinée, etc. Une valise pleine de ces espèces sonnantes cotisées et des produits alimentaires collectés ont été solennellement remis au gouverneur du Sud Jules Marcellin Ndjaga, afin d’être convoyés à qui de droit.

Forte mobilisation.

Le meeting, pour la cause nationale (la lutte contre Boko Haram), mobilisant grand monde a enregistré la présence des autorités administratives, politiques, municipales, traditionnelles et religieuses du coin. Et son éclat a été rehaussé par la participation d’une demi-douzaine de membres du gouvernement et assimilés, originaires du Sud : Edgard Alain Mebe Ngo’o, Martin Belinga Eboutou, Jacques Fame Ndongo, Jean Pierre Biyiti bi Essam, Jules Doret Ndongo, Louis Paul Motaze, respectivement ministre délégué à la présidence chargé de la Défense (Mindef), ministre directeur du Cabinet civil (Dcc), ministre de l’Enseignement supérieur (Minsup), ministre des Postes et Télécommunications (Minpostel), ministre délégué auprès du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, chargé des Collectivités territoriales décentralisées (Mindel/Minatd), et secrétaire général des services du Premier ministre. Sans oublier les directeurs généraux en bonne place à la tribune officielle. Notamment, David Nkoto Emane de la Cameroon telecommunications (Camtel), Philippe Camille Akoa du Fonds spécial d’équipement et d’intervention Intercommunale (Feicom) et Jean Louis Beh Mengue de l’Agence de régulation des télécommunications (Art).

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Soutien des communautés religieuses.

À l’occasion, comme un seul homme, les communautés religieuses de la région du Sud se sont activement impliquées, en invoquant la grâce divine, à travers une prière œcuménique, afin que soit une fois pour toutes, jugulée la secte islamiste de Boko Haram. Pour l’imam de la ville de Sangmélima, «les adeptes de Boko Haram ne sont pas des musulmans. Ce sont juste des imposteurs». Un pasteur de l’église presbytérienne du Cameroun (Epc) d’ajouter : «L’islam est une religion de paix et de respect de la personne humaine. Et Dieu qui a ressuscité Jésus roulera la pierre pour la victoire du Cameroun sur Boko Haram». La bénédiction finale est venue de Mgr Christophe Zoa, évêque du diocèse de Sangmélima qui, condamnant les exactions des hommes d’Abubakar Shekau, dira : «Le terrorisme est une spiritualité de la haine et de la division qu’il faut combattre. Notre prière consiste à demander la conversion des terroristes, pour qu’ils reviennent à Dieu». L’occasion faisant le larron, au-delà du terrorisme, ce fut une tribune toute trouvée pour les hommes de l’église de fustiger les maux qui minent (injustices sociales, corruption, détournement de fonds, népotisme, paresse…) la société Cameroun.

Déclaration et marche du Sud.

Considérant la détermination du chef de l’État et chef des armées à éradiquer les attaques perpétrées par le groupe tyrannique et satanique Boko Haram, les forces vives du Sud, à travers une déclaration dont la teneur a été dévoilée par le ministre Jacques Fame Ndongo, ont réitéré «leur soutien au président Paul Biya». Bien plus, elles se sont engagées «à sensibiliser tous les Camerounais sur le fait que la lutte contre Boko Haram et les autres bandes armées est une cause nationale». Et ce meeting s’inscrivant dans le registre de l’élan de solidarité nationale, lancée depuis quelques temps à travers le pays, s’est achevé par une marche populaire, de l’esplanade de la préfecture à la place des fêtes de la ville.

Pierre Amougou à Sangmélima

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