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Éducation: Deux candidats de 13 ans au Baccalauréat général dans la Région de l’Est

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Gaël Seni Toum et Audrey Mpot Menam font partie des plus de 90 000 candidats qui bouclent les épreuves du baccalauréat session 2016 le vendredi 3 juin 2016. Seulement, ces deux candidats du centre d’examen du Lycée bilingue d’Abong-Mbang, dans la Région de l’Est, sont tout particuliers. En effet, âgés de 13 ans chacun, ils sont les plus jeunes de cette session du Baccalauréat de l’enseignement général au Cameroun.

«Le premier jour lorsque je suis entré dans ma salle d’examen, j’ai senti tous les regards braqués sur moi. Certains candidats sont même venus me demander si je n’ai pas confondu d’examen, certains croyaient que je faisais le BEPC», a raconté le jeune Gaël Seni Toum, visiblement amusé, à nos confrères de Cameroon Tribune, le quotidien gouvernemental.

Premier de sa classe en terminale D au Lycée de Messamena, avec une moyenne de 11,93, le jeune homme, candidat au Baccalauréat à 13 ans et 6 mois, a raconté son parcours en ces termes: «Je ne suis pas passé par la maternelle, j’ai directement intégré la Sil à l’âge de 2 ans. Mon père en tant qu’instituteur m’a beaucoup aidé. Mais au cours élémentaire première année, j’ai été freiné par une maladie, qui m’a fait perdre une année scolaire heureusement rattrapée plus tard. Car j’ai fait les classes du cours élémentaire 2 et cours moyen I en une année scolaire. C’est ainsi que je me suis retrouvé en sixième à huit ans. Pour les observateurs, j’ai effectué un parcours exceptionnel jusqu’ici, mais pour moi c’est normal».

Audrey Mpot Menam, qui rêve de devenir une diplomate, a également un parcours très particulier: «elle effectue deux niveaux par année scolaire jusqu’en classe de terminale. Fan de la mode, elle trouve quand même le temps entre ses études de passer les concours de beauté dans son établissement au collège Jean-Paul II à Abong-Mbang, où elle est élève en terminale A4 espagnole. Elle a même été élue Miss du collège. Du haut de ses 1 mètre 70, la jeune fille veut prouver qu’on peut être belle et intelligente», lit-on.

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Ce n’est pas la première fois que le Cameroun enregistre des candidats aussi jeunes au Baccalauréat de l’enseignement général. En 2011, un certain Bamba, 12 ans, élève au Collège moderne bilingue des Lauréats à Douala, avait été admis à cet examen. C’est le plus jeune candidat à avoir obtenu son diplôme au Cameroun.

Des jeunes camerounais qualifiés de surdoués ont également brillé sous d’autres cieux. À l’instar de Christian, jeune bachelier de 14 ans d’origine camerounaise, menacé d’expulsion par la France en 2012. L’on note également le cas des sœurs Fadi et Sally Minka, deux lycéennes d’origine camerounaise à avoir obtenu leur baccalauréat en France en 2008 à l’âge de 14 ans. Un examen déjà obtenu au Cameroun en 2006. Mais, doutant un peu de leurs capacités, les universités françaises avaient refusé leurs dossiers. Voilà pourquoi elles s’étaient retrouvées en classe de terminale lors de leur arrivée en France.

Enfin, le cas de la jeune Stéphanie Mbida, jeune camerounaise surdouée vivant aux États-Unis a été le plus médiatisé. Elle a notamment passé son premier examen d’entrée à l’université (le Sat II Us History) à l’âge de onze ans avec un score de 780 points sur un total maximum de 800, surpassant de loin 96% de tous les candidats aux États-Unis, qui avaient en moyenne l’âge de dix-sept ans.

Onana N. Aaron

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