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Ebolowa: Jean Pierre Biyiti Bi Essam envoie 15 jeunes en prison pour une affaire de 8 sacs de cacao

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Nous sommes au village Mvoula, dans l’arrondissement de Biwong-bulu. C’est dans la région du Sud au Cameroun. Tout commence au mois d’octobre dernier. Le cacao permet de faire de bonnes affaires. Le kilogramme se vend à 1500 francs cfa.
Dans les plantations de l’ancien Ministre des Postes et télécommunications, on constate une perte de 8 sacs de cacao. Aussitôt il en est informé. Dès lors, les jeunes du village qui travaillent dans ses plantations diverses sont appelés. Ils sont soumis à des interrogatoires. Le but étant d’avoir leurs aveux. Malheureusement pour Jean Pierre Biyiti Bi Essam, les jeunes ne se reconnaissent pas dans l’accusation portée contre eux. Personne ne dit avoir volé les sacs de cacao manquants. Jean Pierre Biyiti Bi Essam décide alors de faire appel à la Légion de Gendarmerie du Sud. Le journal Le Zénith dans son édition du 25 janvier 2016, écrit que «le village est pris d’assaut par des gendarmes cagoulés et armés de mitraillette». Le Zénith indique que «tous les jeunes rencontrés sur le chemin seront jetés dans des camions d’intervention rapide». Parmi eux, se trouvent quinze jeunes. Ces derniers sont jetés dans les cellules de la Légion d’Ebolowa.

Des sources racontent que ces jeunes vont être interdits de visite. «Les parents sont d’ailleurs allés s’agenouer, implorer la clémence de leur frère aîné afin de les libérer». Jean Pierre Biyiti Bi Essam, va en échange demander aux jeunes de payer une somme de «50000 francs cfa» chacun. Les mêmes sources relatent que 14 jeunes pourront payer la somme. Yannick Atouba Mbozo’o issu d’une famille démunie, ne va pas pouvoir le faire. Il va être déféré à la prison centrale d’Ebolowa. Tous ces jeunes accusés vont continuer à clamer haut et fort leur innocence. Ils vont réclamer le relâchement de leur ami. Du côté de l’ancien ministre des postes et télécommunications, c’est plutôt silence radio. La population va finir par se révolter. Nul n’aura été l’intervention du chef du village, Mvoula aurait pris feu. On apprend que cette affaire a été étouffée.

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Jean Pierre Biyiti Bi Essam est propriétaire de nombreuses plantations à Mvoula. Il a créé une société dénommée SAFS. Elle a un grand champ de cacaoyer. Celui-ci a une centaine d’hectares de bœufs, un poulailler, une porcherie, une bananeraie et un motel de classe.

Liliane J. Ndangue

 

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