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Droits de l’Homme: Le Cameroun accusé au Congrès américain

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Le pays a fait l’objet de dénonciations sur la situation des Droits de l’Homme.  Issa Tchiroma Bakary parlera encore sans doute «d’ennemis du Cameroun tapis dans l’ombre». On voit en effet mal comment le Ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement pourrait rester indifférent à l’information que donne le quotidien Emergence, édition du 28 octobre 2015.

Selon des sources du journal, une réunion informelle sur le Cameroun s’est tenue le 23 du même mois au Congrès américain à Washington DC. Sans décliner l’identité de l’intéressé, Emergence révèle qu’une personnalité bien connue des milieux de renseignements américains a exposé devant les congressistes, une minorité, sur la situation des Droits de l’Homme dans le pays de Paul Biya.

« Pendant une heure, tour à tour, les deux parties ont soulevé en levée de rideau la loi anti-terrorisme promulguée au Cameroun en décembre 2014», rapporte le tabloïd qui indique que d’après les intervenants, la conséquence est «la criminalisation des pauvres et des anti-Biya qui sont maintenant accusés de terrorisme». Et Emergence d’ajouter que les cas Jean-Marc Bikoko et Abdoulaye Harissou ont été discuté, sans plus de précisions.

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Les conditions de détention auraient également été abordées, notamment le cas de l’ancien Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation. «Les deux parties ont aussi évoqué les conditions de détention au Cameroun. Elles sont longuement revenues sur le cas Marafa Hamidou Yaya». A ce sujet, si on se fie aux informations de notre confrère, Linda Greenfield, Secrétaire d’Etat adjoint aux Affaires africaines devrait se rendre prochainement à Yaoundé afin de parler avec les autorités camerounaises du cas de l’ancien ministre.

Cette rencontre n’a pourtant pas fait reculer les Etats-Unis sur leur volonté de s’associer à la lutte contre le terrorisme dans notre pays. «Après discussion, le congrès a rassuré la partie camerounaise que les 300 soldats à déployer au Cameroun ne s’occuperont que de la formation, de la surveillance et du renseignement», précise le quotidien privé.

Jean-Marie Nkoussa

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